Jacques Boissinot Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

Québec a déposé mercredi une offre globale et finale pour le renouvellement de la convention collective de ses 1400 ingénieurs.

Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, estime que les négociations ont assez duré. Cependant, il n’envisage plus de loi spéciale pour décréter les conditions de travail, à moins que les chantiers ne soient perturbés, ce qui exposerait l’État à des pénalités.

Le syndicat des ingénieurs a pour sa part fait savoir qu’il allait soumettre la proposition à ses membres, mais il n’écarte pas un nouveau recours à la grève en cas de rejet de l’offre.

Le syndicat a mis fin à trois semaines de grève mercredi, le temps de consulter ses membres sur la suite des choses. Il se donne 14 jours pour recueillir le vote des membres.

Tout en refusant d’étaler au grand jour son offre, M. Moreau a fait savoir qu’elle était bonifiée et qu’elle était assortie d’une hausse salariale moyenne d’un peu plus de 9,15 pour cent, soit légèrement plus que ce qui a été consenti à l’ensemble des salariés du secteur public.

En point de presse au Parlement, il a indiqué qu’il y avait encore de l’espace de négociation «à la marge», mais pas sur l’essentiel.

De son côté, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) a affirmé qu’elle avait déjà mis «beaucoup d’eau dans son vin» en ramenant sa revendication salariale à 16,5 pour cent sur sept ans, mais qu’elle allait laisser les membres se prononcer.

«On va regarder ce qu’ils vont nous offrir», mais «nos demandes demeurent», a déclaré le président du syndicat, Marc-André Martin, en mêlée de presse peu après la présentation de M. Moreau.

M. Martin a laissé entendre que tous les scénarios sont encore possibles, soit une nouvelle grève ou des perturbations. «Nous, on n’écarte rien, a-t-il dit. On l’envisagera une fois qu’on sera rendu là.»

Il a dit avoir noté un «changement de ton» du gouvernement, à la suite du dépôt mercredi d’un rapport de la vérificatrice générale très critique à l’égard du ministère des Transports, le principal employeur des ingénieurs de l’État. Ses conclusions vont dans le même sens que les syndiqués qui dénoncent la «vulnérabilité» du ministère concernant son expertise.

«On note un changement de ton, peut-être que cela a lieu la même journée que le dépôt du rapport de la vérificatrice générale», a évoqué le président du syndicat.

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