EDMONTON – Des environnementalistes albertains et des propriétaires de terrains ont mis sur pied un service téléphonique indépendant et anonyme pour pouvoir y rapporter les fuites d’oléoducs et s’assurer que les nouvelles concernant les déversements rejoignent le public.

Mike Hudema, de Greenpeace, l’un des deux groupes responsables de la mise sur pied de cette ligne téléphonique, dit ne pas faire confiance au gouvernement ou aux entreprises pour fournir des informations fiables à la population.

L’organisme environnemental et l’Alberta Surface Rights Group ont acheté des espaces publicitaires en ligne dans quatre petits journaux albertains cette semaine pour annoncer l’entrée en service de la ligne d’information. Les journaux sont tous situés dans des régions possédant d’importantes infrastructures énergétiques, ou ayant récemment vécu des déversements pétroliers.

Le gouvernement provincial et son agence de réglementation énergétique ont déjà des lignes téléphoniques qui répondent à des milliers d’appels chaque année à propos de dangers environnementaux.

Au dire de M. Hudema, les Albertains ne savent cependant pas que plus de 600 déversements de tailles diverses se produisent chaque année.

Trois déversements pétroliers ont eu lieu en Alberta en moins de deux mois. Le 7 juin, 475 000 litres de pétroles se sont répandus dans la rivière Red Deer, une source d’eau potable. La semaine suivante, 230 000 litres d’or noir fuyaient dans le nord-est de la province.

À la fin du mois de mai, 3,5 millions de litres de pétrole et d’eau salée se sont écoulés à environ 20 kilomètres au sud-est de la communauté de Rainbow Lake, dans le nord de l’Alberta.

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