Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Sous un ciel sans nuage et par un froid glacial, des centaines de personnes se sont réunies, samedi matin, devant le Monument commémoratif de guerre à Ottawa afin de souligner le jour du Souvenir.

La gouverneure générale Julie Payette, qui célébrait son premier jour du Souvenir depuis sa nomination comme commandante en chef des Forces armées canadiennes, a déposé la première couronne de fleurs de la cérémonie.

Partout au pays et dans le monde, les Canadiens ont pris une pause, samedi, afin de se souvenir des soldats qui ont été sacrifiés dans le cadre des conflits passés et actuels.

Cette année, le premier ministre Justin Trudeau n’a pas assisté à la cérémonie nationale. Il a plutôt pris part à une autre cérémonie organisée au Vietnam, où il s’était rendu pour participer au sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC).

En présence d’une centaine de personnes rassemblées dans une salle de conférence d’un hôtel de Da Nang, il a souligné le jour du Souvenir en récitant le poème pacifiste «Le dormeur du val» d’Arthur Rimbaud et en chantant l’hymne national avec des militaires canadiens.

Il était accompagné de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui a lu «In Flanders Fields» («Au champ d’honneur»), un poème écrit par le lieutenant-colonel canadien John McCrae alors qu’il se trouvait en Belgique, en mai 1915.

Plus tard samedi, Mme Payette présidera un dîner en l’honneur de la Mère de la Croix d’argent de cette année, Diana Abel, qui a perdu son fils, le caporal Michael David Abel, le 3 mai 1993 lors de l’opération Délivrance, à Belet Huen, en Somalie.

Les cérémonies de cette année accorderont une attention particulière à des batailles importantes des Première et Deuxième Guerres mondiales, dont la bataille de Passchendaele, qui s’est terminée il y a exactement 100 ans, le 10 novembre 1917.

Plus de 4000 Canadiens ont été tués dans les combats et 12 000 ont été blessés. M. Trudeau a décrit cette bataille comme l’un des symboles des pires horreurs de la Première Guerre mondiale.

«Nos soldats ont combattu dans des conditions impossibles en faisant preuve de persévérance, de courage et d’un grand dévouement envers leur cause», a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé vendredi.

«Neuf Canadiens se sont vus décerner la Croix de Victoria pour leur courage. Cependant, la bataille a coûté très cher aux Canadiens. Seize mille soldats ont été tués ou blessés, et des milliers de familles se sont vues transformées à jamais.»

Cette année a également marqué le 75e anniversaire du raid sur Dieppe, ainsi que le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, qui a fait près de 3600 victimes chez les soldats canadiens, en plus des quelque 7000 blessés.

Plusieurs canons Howitzer résonneront dans la capitale canadienne, samedi, et des avions de chasse de l’Aviation royale canadienne survoleront le Monument commémoratif de guerre du Canada.

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