QUÉBEC – La plupart des députés libéraux et ex-ministres préfèrent attendre avant de se prononcer sur le choix du successeur à Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec.

En marge de l’assermentation des députés libéraux, mardi, plusieurs élus interrogés ont joué de prudence, disant préférer que les candidats soient officiellement dans la course avant de dire publiquement lequel gagnerait leur appui.

Aucun candidat n’est officiellement sur les rangs, mais les députés de Châteauguay, Pierre Moreau, d’Outremont, Raymond Bachand, et de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, sont toujours en réflexion, de même que l’ex-ministre de la Santé Philippe Couillard.

Chez les ex-ministres, on retrouve dans le camp de ceux qui refusent pour l’instant de donner leur appui à un des candidats pressentis les noms suivants: Laurent Lessard, Yolande James, Pierre Arcand, Nicole Ménard, Kathleen Weil et Robert Dutil. Ce dernier a justifié sa neutralité par son poste de leader parlementaire.

«C’est prématuré» de se prononcer, a dit Laurent Lessard, qui veut d’abord rencontrer son exécutif.

«On prend notre temps. Il n’y a pas d’urgence nationale», a renchéri Pierre Arcand.

Chez les nouveaux députés, l’ex-président du parti, Marc Tanguay, affiche aussi sa neutralité pour l’instant. «Je vais me garder une petite gêne», a-t-il dit.

Même constat de la part du député et ex-policier Robert Poéti, qui se dit «à l’écoute actuellement».

L’ex-ministre Alain Paquet, défait par le péquiste Léo Bureau-Blouin, devrait lui aussi garder pour lui son opinion, car il ambitionne de succéder à Marc Tanguay à la présidence du PLQ. Il devra cependant affronter la concurrence du président de la commission politique, Saul Polo.

L’ex-ministre de la Santé, Yves Bolduc, a commencé par dire qu’il était neutre, avant d’affirmer finalement qu’il avait un «biais positif» pour Philippe Couillard, qui fut son mentor en politique.

Parmi ceux qui ont songé à porter leur candidature, l’ex-ministre Sam Hamad a confirmé qu’il était passé dans le camp de Philippe Couillard. «C’est mon préféré», a dit celui qui est un des seuls à accepter de se mouiller dès maintenant.

Une autre, l’ex-ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, préfère quant à elle Raymond Bachand, pour sa vision économique. «C’est l’homme du déficit zéro», a-t-elle noté.

Un des premiers à dire son intérêt pour le poste de chef du PLQ, Pierre Moreau, a indiqué qu’il était en train «de mesurer» ses appuis. Il n’a pas fixé d’échéance pour annoncer ses couleurs.

Pierre Paradis continue à dire qu’il «n’exclut pas» de se présenter, même si ses appuis demeurent inconnus. «Il faut voir si on a une contribution qui se distingue de celle des autres» pour décider si on se lance ou pas, a commenté le député qui en est à son 10e mandat et avait déjà tenté sa chance en 1983 contre Robert Bourassa et Daniel Johnson.

Les règles de la course au leadership devraient être connues en octobre, à la faveur d’un conseil général. Présent à l’assermentation, le directeur général du parti, Karl Blackburn, a dit souhaiter «une course très palpitante».

Seulement 45 des 50 députés libéraux élus le 4 septembre ont été assermentés mardi. Les absents étaient Jacques Chagnon, Pierre Marsan, Lawrence Bergman, Norbert Morin et François Ouimet.

Le chef par intérim et nouveau chef de l’opposition officielle, Jean-Marc Fournier, qui lui aussi va demeurer neutre dans la course au leadership, a dit que sa formation acceptait de vivre en cohabitation avec le gouvernement péquiste minoritaire. Dans une allocution prononcée en français et en anglais, il a dit qu’il veillerait à ce que l’ouverture envers l’opposition démontrée par la première ministre élue, Pauline Marois, soit bien réelle.

Au total, neuf des 45 députés libéraux ont choisi de prêter serment à la fois en anglais et en français. Il s’agit de Geoffrey Kelley, Rita De Santis, Filomena Rotiroti, Fatima Houda-Pépin, Gerry Sklavounos, Yolande James, Kathleen Weil, Charlotte L’Écuyer et Henri-François Gautrin.

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