FRED CHARTRAND / La Presse Canadienne Dalton McGuinty

OTTAWA – Dalton McGuinty s’apprête-t-il à faire le saut de la scène provinciale à l’arène fédérale?

Avec l’annonce surprise de sa démission de son poste de premier ministre de l’Ontario, M. McGuinty est soudainement libre de se présenter à la course à la direction du parti libéral fédéral, s’il en fait le choix.

Advenant cette possibilité, il disposerait déjà d’une équipe de campagne.

Au cours du derniers mois, une équipe s’est préparée pour le persuader de se mesurer à Justin Trudeau, l’un des autres candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC).

Certains de ses plus proches collaborateurs ont été impliqués dans cette démarche, y compris son frère Brendan et Don Guy, le directeur de campagne lors des trois élections provinciales remportées par Dalton McGuinty.

Son chef de cabinet adjoint, Dave Gene, l’ancien chef de cabinet Chris Morley et l’ancien directeur des opérations Charlie Angelakos font également partie de ce groupe.

Des sources ont par ailleurs laissé entendre que le programme d’une éventuelle campagne à la chefferie a déjà été tracé.

«Les collaborateurs de la première heure, ceux qui l’ont fait traverser trois campagnes électorales, forment une équipe dont l’efficacité a été prouvée. Il s’agit d’une équipe qui pourrait se concentrer sur son leadership», confie une personne au fait du dossier.

M. McGuinty n’a pas encore décidé s’il effectuerait le plongeon, mais certains de ses proches affirment qu’il est définitivement sous pression.

«Je ne crois pas qu’il ait déjà changé d’idée, mais je peux vous dire que l’idée fait son chemin», a dit une autre source.

L’enthousiasme derrière cette pseudo campagne a été alimenté par un sentiment d’urgence selon lequel il est important de trouver un poids lourd pour faire la lutte à Justin Trudeau.

Les partisans de M. McGuinty précisent toutefois que ce mouvement ne vise à à stopper l’élan de M. Trudeau, mais plutôt d’offrir une véritable lutte dans le cadre d’une course qui évaluerait la véritable «trempe» des candidats.

«Je crois qu’il est largement reconnu que le parti a besoin d’une course excitante avec de nombreux candidats si nous devons le rebâtir et aller vers l’avenir», a ajouté une source.

Il a longtemps été estimé improbable que M. McGuinty laisse tomber son poste de premier ministre de la plus grande province du pays pour tenter de remporter la course à la direction d’un parti fédéral qui a été réduit à un humiliant 34 sièges et à un statut de tiers parti lors des élections de 2011.

Les proches collaborateurs de M. McGuinty maintiennent cependant qu’il ne serait pas repoussé par l’état peu reluisant des libéraux fédéraux. Le Parti libéral de l’Ontario se trouvait dans une situation similaire lorsque le premier ministre sortant est arrivé en poste, rappellent-ils.

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