QUEBEC – La grève des ambulanciers perturbe le fonctionnement des urgences, estime l’opposition libérale, qui demande au gouvernement Marois de mettre le pied sur l’accélérateur des négociations.

Les représentants des 2500 ambulanciers membres de la CSN en grève depuis le 24 décembre et ceux du gouvernement doivent reprendre le dialogue, mercredi, à Québec.

S’il ne doit pas «régler à n’importe quel prix», le gouvernement du Québec est certainement en mesure de «faire un petit effort» pour s’entendre avec les ambulanciers, a affirmé Yves Bolduc, en entrevue à La Presse Canadienne, mardi.

«C’est le temps que le gouvernement s’asseoit et qu’il trouve une solution», a-t-il dit.

Le député Bolduc ne croit pas le ministre de la Santé Réjean Hébert lorsqu’il prétend que les moyens de pression exercés par les ambulanciers en grève n’ont pas d’impact sur les services aux patients.

Au contraire, le conflit de travail, en pleine période d’éclosion de la grippe, affecte de plein fouet la planification des tâches dans les urgences aux dépens des citoyens, a fait valoir l’ancien ministre de la Santé.

«Ce que je déplore de la part du ministre, c’est qu’il n’est pas préoccupé par les urgences alors qu’il y a deux facteurs: la grippe et la grève des ambulanciers qui mettent de la pression sur les urgences», a déclaré M. Bolduc, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé.

Les ambulanciers sont tenus de respecter la Loi sur les services essentiels mais, à l’exception des cas critiques, ils n’informent plus les hôpitaux de l’état des patients qu’ils amènent.

Selon le député de Jean-Talon, le ministre Hébert s’illusionne s’il pense que ce type de moyen de pression ne met pas des bâtons dans les roues du personnel affecté aux urgences.

«Les gens arrivent (par ambulance) et c’est une surprise pour le personnel occupé à faire autres choses (…) Il peut arriver deux ou trois patients en même temps et ils sont obligés de les évaluer au fur et à mesure», a-t-il expliqué.

Parmi les revendications des grévistes figurent en outre la bonification du régime de retraite et la réduction d’un certain nombre d’échelons salariaux inférieurs.

Sans contrat de travail depuis 2010, les ambulanciers — 60 pour cent d’entre eux sont représentés par la CSN alors qu’une autre table regroupe leurs collègues affiliés à la FTQ — attendent une contre-proposition du gouvernement mercredi. A défaut d’un déblocage, ils menacent d’intensifier les moyens de pression.

Le ministre Hébert a cependant prévenu les syndiqués il y a quelques jours que le gouvernement dispose d’une marge de manoeuvre fort limitée, notamment en raison des impératifs de retour à l’équilibre budgétaire.

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