Les bénévoles de tout le pays ont offert deux milliards d'heures de leur temps en 2004, l'équivalent d'un million d'emplois à temps plein.

Le bénévolat est en vie et en santé au pays. En fait, il n’y a jamais eu autant d’occasions de donner gratuitement de son temps. D’après le rapport le plus récent sur le volontariat au Canada, 12 mil­lions de Canadiens ont affir­mé en avoir fait en 2004, soit 45 % environ de la population à ce moment-là, comparativement à 27 % seulement en 2000, un pourcentage considérablement plus faible.

Les bénévoles de tout le pays ont offert deux milliards d’heures de leur temps en 2004, l’équivalent d’un million d’emplois à temps plein, comparativement à 1,05 milliard d’heures de bénévolat en 2000. La contribution moyenne par personne s’élevait à 168 heures en 2004, contre 162 heures en 2000.

Shirley Weir, directrice des communications à Volun­teer Vancouver, fait observer que, selon les statistiques, le Cana­da regorge de bénévoles. «Les nombreux récits que nous lisons nous donnent l’impression qu’il n’y en a pas suffisamment, raconte-t-elle. Une foule de gens se passionnent cependant pour des causes et souhaitent mettre leurs compétences professionnelles et leur savoir-faire au service de leur communauté.»

Elle croit que l’univers du bénévolat est sur le point de connaître un changement de paradigme majeur qui mettra l’accent sur le «don de connaissances», dans le cadre duquel des personnes qualifiées offriront non seulement du temps, mais aussi leurs habiletés professionnelles, au lieu de se voir confier des tâches inférieures dans une organisation. Même si les fonctions traditionnelles sont encore indispensables (préparer les envois postaux, faire du porte-à-porte, participer à la manutention des stocks), les «nouveaux bénévoles» seront peut-être plus portés à créer un site web pour une cause, à préparer la déclaration fiscale d’une organisation, à fournir des conseils élaborés sur la productivité ou à aider un organisme à établir son budget.    

D’un océan à l’autre

Karen Franco, directrice des communications à Volun­teer Calgary, affirme que 71 % des Calgariens interrogés en 2005 ont déclaré avoir fait du bénévolat et qu’un nombre croissant de personnes utilisent leurs connaissances et leurs aptitudes pour faire une différence. «La tendance consis­te à repenser le bénévolat, explique-t-elle. Si vous êtes un spécialiste de la technologie de l’information, des communications ou des ressources humaines, vous pouvez sans contredit jouer un rôle dans une organisation.»

Partout au Canada, les bénévoles prennent con­science de la satisfaction qu’ils peuvent retirer du fait d’avoir un impact favorable sur leur communauté. «Le bénévolat fait appel aux sentiments personnels de solidarité et de générosité et profite à toute la communauté, conclut Deborah Gardner. Les bénévoles ont la profonde conviction d’apporter quel­que chose à la collectivité.»   

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