Les omnipraticiens en faveur d'un cadre législatif pour l'euthanasie
Deux semaines après la consultation des médecins spécialistes, c’est au tour des 1 086 médecins omnipraticiens d’être consultés à propos de l’euthanasie. Près de 74 % de ces
derniers estiment que le recours à l’euthanasie devrait se décider dans un cadre réglementaire et législatif clairement défini.
«Ces résultats ne nous surprennent pas, commente le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. La plupart des médecins sont souvent confrontés à la fin de vie.» Entre les soins palliatifs, l’euthanasie et la demande du patient, la frontière n’est pas toujours claire. «C’est pourquoi nous devons arrêter d’en parler à mi-voix», insiste le Dr Grondin. Les médecins sont 87 % à penser qu’un cadre législatif et social doit être défini entre le patient, la famille et le médecin pour éviter les abus.
La fin de vie : sujet tabou
L’euthanasie reste cependant un sujet tabou et est toujours réglementée par le Code criminel. Pourtant, 53 % des omnipraticiens osent dire que l’euthanasie est pratiquée sous diverses formes et de manière indirecte actuellement au Québec.