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Plus éduquées, toujours moins payées et mères un peu plus jeunes

Quel est le portrait sociologique de la femme québécoise en 2010? À quelques jours de la Journée internationale de la femme, Métro vous propose quelques pistes de réflexion. Ces statistiques sont contenues dans l’édition 2010 du Portrait des Québécoises en 8 temps, publié à l’approche du 8 mars par le Conseil du statut de la femme.   

50,5 %

Les femmes composent 50,5 % de la population québécoise. Leur espérance de vie était de 83,4 ans en 2007, soit près de 5 ans de plus que celle des Québécois.

770 $
En 2006, les femmes gagnaient environ 25 847 $, contre 40 994 $ pour les hommes. Un déséquilibre qui ne semble pas s’estomper chez les détentrices de diplôme universitaire. En 2007, celles qui venaient de décrocher un baccalauréat gagnaient en moyenne 770 $ sur une base hebdomadaire, contre 858 $ pour les diplômés masculins qui en étaient au même stade de leur carrière.

6,2
Les femmes seraient moins nombreuses à avoir recours à l’assurance-chômage. En 2008, elles étaient 6,2 % à avoir bénéficié de ces allocations, contre 8,2 % des travailleurs québécois de sexe masculin. Et si le travail à temps partiel demeure plus élevé chez les Québécoises de plus de 15 ans (25,9 % contre 11,9 % chez les hommes), elles sont moins nombreuses à se dire travailleuses autonomes. En 2008, ces statistiques étaient de 10,8 % pour les femmes, contre 16,9 % chez les hommes.

5
De 1986 à 2005, les femmes ont affirmé consacrer le même nombre d’heures par jour aux tâches domestiques, soit 5 heures. Au cours de cette même période, la contribution des hommes est passée de 1,8 à 2,6 heures.

88

Sur ses 266 juges, la Cour du Québec en compte 88 de sexe féminin.

29 %

De décembre 2008 à décembre 2009, la proportion de députés de sexe féminin à l’Assemblée nationale a diminué, passant de 29,6 % à 28,8 %. Idem pour la proportion de femmes faisant partie du Conseil des ministres :  cette statistique a chuté de 48,1 % à 46,2 %. Les femmes ont toutefois fait des gains sur la scène politique municipale. Depuis les élections de novembre 2009, elles occupent 29,3 % des postes de conseiller et représentent 16 % des maires. En 2005, ces statistiques étaient respectivement de 26,3 % et de 13,8 %.

Plus d’enfants plus jeunes

L’indice de fécondité est passé de 1,65 enfant par femme, en 2007, à 1,74, en 2008, confirmant ainsi un mini baby-boom au Québec. «Ce n’est pas banal, mais ce n’est pas une hausse époustouflante, analyse Denyse Baillargeon, professeure d’histoire à l’Université de Montréal et spécialiste de l’histoire de la famille au Québec. Nous sommes encore en dessous du renouvellement des générations, soit un taux de fécondité est de 2,1. Mais il y a plus d’enfants qu’avant.»

L’âge moyen des jeunes mamans était de 28 ans en 2008, soit un an et demi de moins qu’en 2007. Par ailleurs, la proportion de femmes ayant atteint la trentaine avant d’avoir eu des enfants a fléchi, passant de 46,5 %, en 2007-2008, à 45,7 %, en 2008-2009. De l’avis de l’historienne Denyse Baillargeon, l’âge auquel les femmes ont leur premier enfant ne devrait pas baisser de façon significative au cours des prochaines années, car l’époque où les femmes se lançaient dans la maternité au début de la vingtaine est révolue, les femmes décrochant davantage de diplômes qu’avant.

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