Earl Jones reçoit sa sentence lundi
Six mois après avoir découvert la vraie nature de leur prétendu conseiller financier et avoir vu leurs économies s’envoler en fumée, les victimes d’Earl Jones connaîtront aujourd’hui l’aboutissement d’une pénible saga.
La juge de la Cour du Québec, Hélène Morin, annoncera cet après-midi la sentence que devra purger Earl Jones. Le financier déchu a admis, il y a un mois, avoir détourné plus de 50 M$. Cette fraude a fait près de 200 victimes, dont plusieurs personnes âgées. Earl Jones est passible d’une peine maximale de 14 ans.
«Nous espérons que la juge lui imposera la sentence maximale, mais nous sommes au fait que les avocats de la défense et de la couronne ont proposé une sentence de 11 ans», a indiqué Joey Davis, membre du Comité organisateur des victimes d’Earl Jones.
M. Davis, dont la mère a perdu près de 200 000 $, a toutefois estimé que la sentence maximale ne suffira pas aux victimes. «Ça ne sera jamais assez pour soulager les victimes, pour passer à autre chose, a-t-il dit. Mais une sentence sévère pourrait envoyer un message clair aux criminels à cravate, pour leur faire comprendre la gravité de leurs crimes.»