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Financement du réseau routier: Plaidoyer pour une gestion transparente

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, devrait lever le voile sur son budget 2010 à la fin du mois de mars. Pour l’aider dans ses réflexions, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) a présenté hier une étude sur la tarification du réseau routier québécois et sur la manière dont les sommes prévues devraient être utilisées.

Selon l’auteur de l’étude, Justin Leroux, professeur adjoint à HEC Montréal et chercheur au CIRANO, le gouvernement devrait rapidement scinder en deux la taxe sur l’essence et rendre plus transparente l’utilisation des fonds perçus par l’imposition de droits sur les permis de conduire et d’immatriculation.

«En ce moment, c’est très difficile de garder un Å“il sur l’argent qui devrait être investi dans les routes parce qu’il se retrouve dans le fonds consolidé du gouvernement, qui peut alors s’en servir à d’autres fins. Il faut éclaircir ça», a expliqué Justin Leroux.

Pas de hausses de tarifs

Le plan présenté par le CIRANO ne prévoit pas de hausses de tarifs pour les automobilistes. Le but de l’opération est plutôt d’assurer une répartition équitable des fonds mis à la disposition du gouvernement. Selon les souhaits de M. Leroux, la taxe sur l’essence, qui rapporte 0,152 $ par litre au gouvernement, serait scindée de façon à réserver 0,081 $ par litre à une taxe de nature environnementale et 0,071 $ à une taxe dite d’asphalte.

La taxe environnementale servirait notamment à financer des initiatives de transport en commun alors que la taxe d’asphalte servirait à assurer le fonctionnement et l’entretien du réseau routier québécois. «Il existe deux façons pour le gouvernement d’assurer sa bonne santé financière, a indiqué le chercheur. Il peut augmenter ses revenus ou adopter de meilleures pratiques. Dans le cas des routes, avec des montants égaux, si la tarification était mieux aménagée, le réseau routier se porterait mieux.»

Les mesures proposées par le CIRANO pourraient être appliquées en quelques mois. À moyen terme, Justin Leroux estime que le gouvernement devra trouver une façon de moduler la taxe d’asphalte afin de tenir compte de la voracité de chaque véhicule.

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