Les riches sont avares
Les riches seraient, au Québec, les personnes les plus avares. C’est ce que conclut une nouvelle étude de l’Indice relatif du bonheur (IRB), publiée lundi.
Quelque 1 000 Québécois ont répondu, au cours des derniers mois, au sondage sur les vices et les vertus mené par le fondateur de l’IRB, Pierre Côté. Les personnes ayant un revenu annuel de plus de 80 000 $ et les enfants uniques ont présenté l’indice d’avarice le plus élevé. Conséquents avec eux-mêmes, les répondants les plus aisés ont aussi admis ne pas être charitables.
«C’est systématique. Chaque fois qu’on les questionne, les plus riches représentent le groupe le plus radin, a noté M. Côté. C’est une tendance qui ne se dément pas.»
«Certaines personnes pourraient revoir leurs valeurs, mais au niveau du groupe, je ne pense pas que l’avarice puisse être corrigée, a-t-il indiqué. Le problème avec les hauts salariés et les gens qui l’ont trop facile, c’est que les effets sont insidieux. Ils tournent tranquillement le dos aux valeurs de partage, de collectivité et d’entraide. Ils deviennent très individualistes, mais sans nécessairement s’en rendre compte.»
Pas moins de 24 % des personnes sondées par l’IRB ont indiqué que l’avarice est le vice qu’elles ont le plus en horreur. Suivent la colère (22 %) et la paresse (21 %).
Pour tous les résultats: www.indicedebonheur.com
*Le sondage de l’IRB a été mené entre le 27 avril et le 7 juillet auprès de 1 073 répondants. La marge d’erreur est de 3,2 %, 19 fois sur 20.