Les écoles privées préoccupent toujours le public
Le gouvernement devrait-il cesser de financer les écoles privées et investir davantage dans le réseau d’éducation public? Selon les résultats d’un sondage dévoilés mercredi, la population québécoise semble croire que oui. Pas moins de 88 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête menée par Léger Marketing, pour le compte de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), ont dit souhaiter des investissements accrus du gouvernement dans le réseau de l’éducation.
D’un même souffle, 69 % des répondants ont indiqué être d’accord avec la fin du financement public des écoles privées. Ces résultats sont, en quelques sortes, venus appuyer la lutte que mène la FAE depuis quelques années pour un retrait du financement public du secteur privé. La Fédération croit à cet égard que la bataille ne fait que commencer.
«Nous souhaitons que le gouvernement entende raison, a indiqué le président de la FAE, Pierre Saint-Germain. Mais si on regarde un autre dossier chaud, celui de la réforme, on se rend compte que ça a pris dix ans avant que des changements ne soient apportés. Le gouvernement a le choix. Il peut attendre que la population exprime son ras-le-bol, ce qui risque d’arriver parce que les gens n’accepteront pas éternellement de payer pour les plus riches, ou il peut agir.»
La FAE a demandé, à cet effet, un retrait progressif du financement gouvernemental des écoles privés. Il avait fait la même demande l’année dernière.
Le sondage a été mené auprès d’un échantillon représentatif de 1 162 personnes du 16 au 18 août puis de 1 028 personnes du 7 au 9 septembre. La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.