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Hausse des signalements à la DPJ en 2010

Les directions de la protection de la jeunesse (DPJ) ont reçu, au cours de la dernière année, 1 000 signalements de plus que l’année précédente. Il s’agit d’une hausse de 1,4 % par rapport aux 69 705 signalements reçus en 2008-2009. De ce nombre, 30 620 ont été retenus et ont fait l’objet d’interventions. La situation à Montréal a évolué sensiblement au même rythme qu’ailleurs dans la province. Les signalements reçus ont aussi augmenté de 102 cas passant de 3 679 à 3 781. Ceux retenus ont, pour leur part, connu une augmentation de 3 %.

Le plus récent bilan des directeurs de la protection de la jeunesse, présenté hier, révèle que les signalements liés à la négligence et aux risques sérieux de négligence ont été particulièrement nombreux dans la province au cours des 12 derniers mois. Plus de 11 600 dossiers ont été traités à cet égard, soit environ 600 de plus que l’année précédente.

Les directeurs de la protection de la jeunesse peinent à expliquer ces augmentations, qui ont également été enregistrées entre 2007-2008 et 2008-2009. L’hypothèse d’un meilleur dépistage a été retenue. Les DPJ ont aussi blâmé la récente crise économique et la pauvreté grandissante des familles.

«À Montréal, une famille sur trois qui a un enfant de moins de 18 ans vit sous le seuil de la pauvreté, a rappelé la DPJ au Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire, Michelle Dionne. La pauvreté est un phénomène très préoccupant parce qu’elle génère un ensemble de facteurs de risque qui peuvent mener à de la négligence ou à des abus.»

Ces cas seraient d’ailleurs de plus en plus lourds, selon la DPJ du Centre jeunesse de la Montérégie, Sonia Gilbert. Afin de mieux lutter contre ces problématiques, la DPJ du Centre jeunesse de Montréal souhaite une meilleure collaboration entre les différentes
ressources.

«Les Centres jeunesse, les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) et tous les organismes du milieux doivent se concerter davantage et développer ensemble une meilleure offre de service, a estimé Michelle Dionne. Notre défi, c’est de travailler tous ensemble pour que la famille ait reçu l’aide nécessaire avant qu’un signalement ne se rende à la DPJ.»

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