Un an et demi après sa mise en place, «le Plan d’action gouvernemental est un gain important pour les obèses morbides du Québec», notait mardi, en conférence de presse, la cofondatrice de la Coalition contre l’obésité morbide, Josée Roy.
Mais après avoir compilé les listes d’attente, la Coalition constate qu’elles n’ont pas fondu. Plus de 6 000 personnes sont en attente d’une chirurgie bariatrique, et les délais d’intervention sont de deux ans et demi, selon la Coalition qui admet toutefois que certains s’inscrivent dans plusieurs hôpitaux pour augmenter leurs chances.
La Coalition demande donc au ministère de la Santé de publier un registre et d’accélérer le rythme des chirurgies. Au ministère, on répond qu’on suit les objectifs fixés dans le plan d’action. Il s’agit notamment d’augmenter le nombre de chirurgies bariatriques de près de 50 % chaque année pour atteindre le chiffre de 3 000 par an en 2012.
Ce sont des chirurgies qui peuvent changer des vies, comme celle d’Alexandre Lévesque qui a attendu la sienne près de trois ans. Il pesait alors 387 lb. «Pourtant, je faisais du sport, et mon frère, qui mangeait la même chose que moi ne pesait que 170 lb», explique-t-il pour illustrer l’aspect génétiques de l’obésité morbide.