Les recteurs des universités du Québec proposeront lundi, lors de la deuxième rencontre des partenaires de l’éducation, que les droits de scolarité subissent une hausse de 504$ par année pendant cinq ans. La facture des étudiants passerait ainsi de 2168$ en 2011-2012 à 3680$ en 2014-2015.
Le manque à gagner des universités du Québec atteint 621 M$ par année, selon la Conférences des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ). «Ce sous-financement qui perdure depuis de très nombreuses années met en péril la qualité de la formation (…) ainsi que la productivité et la compétitivité de la société québécoise», a dit jeudi le recteur de l’Université Laval et président du conseil d’administration de la CRÉPUQ, Denis Brière, au quotidien La Presse.
Si la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, accède aux demandes des recteurs, seuls les mieux nantis pourront fréquenter les universités, a plaidé la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). «On a fait des pas de géants au niveau de l’accessibilité aux études et la CREPUQ, par sa proposition, veut complètement effacer ce qui a fait le succès des universités québécoises», a déploré le président de la FEUQ, Louis-Philippe Savoie.