Yves Provencher/Métro Philippe Couillard

«Qu’est-ce que la mollesse? Est-ce que c’est de défendre fortement ses convictions profondes comme l’attachement aux libertés, à l’inclusion et à la tolérance, ou c’est de promouvoir la discrimination en ciblant particulièrement les minorités et les femmes?», a clamé dimanche le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Philippe Couillard, alors qu’il inaugurait son local électoral dans Outremont.

Il répondait ainsi à la première ministre Pauline Marois, qui l’a accusé, lors du conseil national du Parti québécois (PQ), qui se tenait samedi et dimanche, de faire preuve de mollesse sur la question de la charte des valeurs.

M. Couillard s’est aussi défendu de museler les députés du PLQ, tel que l’a laissé entendre Mme Marois. «On ne fait taire personne», a-t-il affirmé. Il a dit n’avoir aucunement peur que des membres de son parti se prononcent pour la charte, puisque «pour un libéral, la défense des libertés est absolument fondamentale».

«Mme Marois a peur que nous mettions de l’avant nos idées et nos valeurs», a-t-il proposé pour expliquer les flèches de la première ministre envers son parti.

M. Couillard a aussi réagi à la résolution adoptée au conseil national du PQ selon laquelle les candidats et élus doivent s’engager à ne pas porter des signes religieux ostentatoires à l’Assemblée nationale.

«Tout cela s’inscrit dans la tentative du PQ de diviser les Québécois, a martelé le chef libéral. Personne ne peut exprimer son individualité, surtout pas certaines minorités.»

M. Couillard a aussi déploré que la charte soit utilisé comme «outil électoral» par le gouvernement Marois.

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