HALIFAX – Les services de police fédéraux n’ont pas encore déterminé si un yacht qui a été impliqué dans un accident faisant un mort et trois disparus en Nouvelle-Écosse servait au trafic d’êtres humains, a déclaré mercredi le ministre de l’Immigration Jason Kenney.

Celui-ci a toutefois indiqué que certaines des agences fédérales impliquées dans l’affaire estiment que le navire aurait pu être en train de tenter de faire passer des clandestins au pays, de par les actions du bateau.

«Nous n’avons pas encore les informations finales, mais il s’agissait certainement d’une forme de voyage irrégulier», a déclaré M. Kenney à l’extérieur de la Chambre des communes.

«Nous n’étions pas au courant que ces gens s’en venaient au Canada. Ce navire n’était pas enregistré; il se passait donc quelque chose d’irrégulier. Nous allons certainement nous pencher sur la question.»

Cinq personnes avaient été secourues du Tabasco 2, qui est tombé en panne à environ 150 km au sud de l’île du Cap de sable à la suite d’une problème mécanique, tard lundi soir.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, avait affirmé que cette tragédie était considérée comme une possible opération de passage de clandestins et que certains survivants avaient demandé le statut de réfugié.

Le décès d’un homme qui a été secouru par un hélicoptère Cormorant a été constaté plus tard dans un hôpital de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, où deux autres personnes sont toujours traitées pour des blessures. Trois personnes ont pour leur part été secourues par le pétrolier Hamburg qui se dirigeait vers Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le pilote du Cormorant a précisé que trois naufragés étaient des hommes dans la quarantaine originaires de Russie, d’Ukraine et de Géorgie, ajoutant que tous les passagers du yacht semblaient être des ressortissants étrangers.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué que l’Agence des services frontaliers du Canada avait commencé à interroger les deux hommes soignés à Yarmouth et qu’elle rencontrera les trois autres marins à Saint-Jean.

Le sergent Tom Murdock de la GRC a fait savoir que la police avait déterminé que le yacht se dirigeait vers la Nouvelle-Écosse, mais qu’il ne savait pas depuis combien de temps le navire était en mer.

Le navire a émis un signal de détresse après avoir eu des ennuis vers 22h30, lundi. Le sauvetage des personnes à bord du yacht a eu lieu avec des creux de vagues de 10 mètres et des vents soufflant à une vitesse allant jusqu’à 90 km/h aux petites heures du matin, mardi.

Les recherches pour retrouver les trois marins disparus ont été abandonnées mardi soir. Le centre de recherche et de sauvetage de Halifax a dit qu’ils ne portaient vraisemblablement pas de combinaisons de survie lorsqu’ils sont tombés dans les eaux très froides.

À Ottawa, le néo-démocrate Don Davies a accusé le gouvernement de sauter aux conclusions quant à ce qui s’était passé.

«Il est important d’avoir une procédure rapide et juste pour obtenir les faits et ce gouvernement continue de sauter aux conclusions et d’invoquer des motifs concernant ce qui se passe avant de véritablement connaître les faits», a-t-il dit à l’extérieur des Communes.

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