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MONTRÉAL – La chef péquiste Pauline Marois exprime ses craintes quant à la future entente de libre-échange Canada-Europe, notamment à cause du manque de transparence sur le contenu de ce qui y est discuté.

De passage à Montréal, jeudi, où elle s’est adressée au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), la chef de l’opposition officielle a notamment dit s’inquiéter quant à la capacité du gouvernement du Québec et des gouvernements locaux d’inclure dans leurs appels d’offres des clauses favorisant l’achat local ou des clauses pour privilégier l’embauche de main-d’oeuvre locale.

«On craint que ça nous contraigne trop et qu’on nous enlève des capacités d’agir, entre autres sur les marchés publics, sur certains types d’emplois qu’on voudrait protéger ou développer», a-t-elle cité entre autres sujets d’inquiétude.

«On ne veut pas que ça nous limite et que ça nous empêche d’avoir des politiques particulières pour protéger certaines industries ou pour les développer», a-t-elle ajouté.

La chef péquiste a également évoqué le maintien, voire l’ajout de pouvoirs en matière de gestion agricole.

«On a au niveau de l’agriculture aussi des institutions qui sont très importantes et qui ont donné des résultats positifs pour le Québec et pour le développement de notre agriculture. Comme nous voulons nous doter d’une politique de souveraineté alimentaire, nous voulons pouvoir avoir des pouvoirs sur certaines décisions que nous pourrions prendre dans ce domaine», a-t-elle ajouté.

Elle ne compte cependant pas remettre en question les ententes déjà signées entre le Québec et la France sur la mobilité de la main-d’oeuvre dans plusieurs métiers et professions. Ce sont là «des ententes que nous allons appliquer et maintenir».

Elle a également souligné que «dans les marchés publics par exemple, nous voudrions privilégier certaines entreprises qui sont ici et qui ont l’expertise qu’il faut». Et elle s’est demandée «quels sont les moyens dont on disposera et qu’est-ce qui nous sera toujours disponible» dans cet éventuel accord Canada-Europe?

De façon générale, Mme Marois s’inquiète du manque de transparence de la part du gouvernement du Québec et de celui du Canada. Elle déplore que les informations sur ces négociations qui ont filtré jusqu’ici provenaient de l’Union européenne, des syndicats, d’entreprises ou d’instituts de recherche.

Son allocution devant les 300 convives du CORIM élaborait sur les relations internationales du Québec si le Parti québécois était porté au pouvoir et même si le Québec devenait un pays souverain.

Entre autres, si le PQ devient le prochain gouvernement, Mme Marois veut demander au gouvernement fédéral la part du Québec dans le budget de l’ACDI (Agence canadienne de développement international). Elle veut d’ailleurs fonder une Agence québécoise d’aide au développement.

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