JONATHAN HAYWARD Danielle Smith. JONATHAN HAYWARD / La Presse Canadienne

EDMONTON – Alison Redford a écrit une page d’histoire, lundi soir, devenant la première première ministre élue de l’histoire de l’Alberta.

Le Parti progressiste-conservateur est au pouvoir depuis 41 ans. Il pourra former la plus longue dynastie de l’histoire de la politique canadienne au cours des prochaines années.

«C’est emballant pour nous tous (conservateurs) et pour tout l’Alberta, a lancé Mme Redford, devant ses partisans. C’est un soir heureux pour le Parti progressiste-conservateur de l’Alberta.»

Les observateurs avaient prédit des résultats serrés, certains sondages plaçant même le Parti Wildrose en tête au cours des précédentes semaines.

Dans de nombreuses circonscriptions, la lutte a été serrée, mais les progressistes-conservateurs semblent avoir profité de l’effondrement des libéraux pour remporter des victoires importantes.

Une vaste campagne sur les réseaux sociaux avaient tenté de convaincre les électeurs libéraux de voter de façon «utile». Des commentaires homophobes ou racistes par des candidats du Wildrose ont effrayé les modérés. Mme Redford n’avait pas ouvertement appuyé l’idée du vote stratégique, mais avait déclaré qu’elle pouvait travailler avec les libéraux et les néo-démocrates à l’Assemblée législative.

Les troupes de Mme Redford ont remporté ou menaient dans 60 circonscriptions. Le Wildrose de Danielle Smith, ont enlevé ou détenait une avance dans 19 comtés. Quatre néo-démocrates et quatre libéraux menaient dans leur circonscription.

La stratège de la campagne conservatrice Stephen Carter a rappelé un vieil audage politique: «les sondages sont pour les chiens».

Les chefs des trois principaux partis politiques, Mme Redford, Mme Smith et le néo-démocrate Brian Mason ont été élus. Seul le libéral Raj Sherman était en diffculté dans sa circonscription d’Edmondon-Meadowlark. Avec 16 boîtes de scrutins à compter, M. Sherman s’accrochait à une priorité de 17 votes sur son plus proche poursuivant.

«Les Albertains ont choisi de construire des ponts, ce soir, a déclaré Mme Redford devant ses partisans. Il ont choisi de poser leur tête sur les épaules de notre belle histoire.»

Mme Redford a ajouté que son parti représentait le changement, même s’il est au pouvoir depuis 41 ans. «Les Albertains ont changé. Il est temps que les politiciens les rattrapent. Nous vivons des temps différents et nous sommes prêts à apporter le changement», a-t-elle dit.

Le Wildrose formera l’Opposition officielle. C’est la première fois qu’une femme sera chef de l’opposition officielle en Alberta. Dans le discours qu’elle a livré devant ses partisans, Mme Smith a fait contre mauvaise fortune, bon coeur. «Suis-je surprise ? Oui. Suis-je déçue ? Oui. Suis-je découragée ? Non». Auparavant, Mme Smith avait indiqué que la croissance de son parti était rien de moins que remarquable, rappelant que le Wildrose n’était pas parvenu à faire élire un seul candidat aux élections générales précédentes.

Mme Smith a promis de représenter «une formidable opposition.»

De son côté, le néo-démocrate M. Mason n’a pu s’empêcher de blaguer dans son discours, affirmant que son caucus «aura besoin d’une plus grande cabine téléphonique» pour ses réunions.

Seulement trois ministres étaient en difficulté.

Au chapitre du vote populaire, les conservateurs avaient obtenu 43,9 pour cent des suffrages, le Wildrose était deuxième à 34,6 pour cent. Il devançait le NPD (9,9 pour cent) et le Parti libéral (9,5 pour cent)

Un parti devait être élu dans 44 circonscriptions pour former un gouvernement majoritaire.

À la dissolution de l’Assemblée législature, le Parti progressiste-conservateur détenait 66 sièges, les libéraux en comptaient huit, le Wildrose quatre, les néo-démocrates 2 et le Parti albertain un. Un siège était vacant.

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