Yves Provencher/Métro La directrice de la Coalition Poids, Suzie Pellerin et Émilie Dansereau-Trahan, de l'Association pour la santé publique du Québec.

Un peu comme les cigarettes il y quelques années, la présence des boissons sucrées dans les pharmacies, les centres sportifs, voire les hôpitaux est incompatible avec leurs missions respectives.

La Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) s’est penchée sur la question à l’occasion de son étude sur le marketing des boissons sucrées. Après avoir traité du contenu de ces boissons et de leur prix de vente, la coalition a présenté mardi les conclusions de ce troisième volet qui concerne, ici, la distribution.

«On a constaté l’omniprésence des boissons sucrées dans nos vies […] on en voit abondamment à l’épicerie, au dépanneur, à l’aréna, les écoles, les hôpitaux», a expliqué Suzie Pellerin, directrice de la Coalition Poids. Selon cette dernière, il devient alors difficile de convaincre que ces boissons doivent être consommées à l’occasion.

La coalition souhaite donc limiter la distribution de ces produits dans plusieurs lieux. L’Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec préfère, elle, laisser le choix aux consommateurs et fait valoir que les distributeurs offrent une vaste gamme de produits.

Martin-Pierre Pelletier, conseiller spécial pour l’association rappelle que l’industrie travaille depuis quelques années déjà à rendre plus accessible l’information nutritionnelle de leurs produits.

«On nous accuse d’être omniprésent, mais savez-vous que de 1999 à 2010 nos ventes de boisson gazeuse ont diminué de 30%», a ajouté M. Pelletier, ce qui démontre selon lui la capacité de faire des choix éclairés.

Les propositions

  • Une politique d’étalage responsable pour les détaillants accordant moins d’espaces aux boissons sucrées.
  • Les gouvernements pourraient interdire la vente de boissons sucrées dans les édifices sous sa juridiction, comme les hôpitaux et les établissements scolaires.
  • Interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!