Yves Provencher/Métro De gauche à droite: Glenn Rubenstein, Pierre Fardeau, Jérôme Normand, Bruno Massé et Martine Chatelain.

Plusieurs groupes écologistes craignent pour leur survie alors que les subventions liées au Programme de soutien à la mission des organismes nationaux (PSM-N) est sur la sellette.

Le programme permet à plusieurs groupes environnementalistes de payer leurs locaux, leurs factures et souvent des employés chargés de trouver des fonds supplémentaires. «Pour notre organisme, c’est un petit 70 000$ qui permet de générer les 500 000$ que représente notre budget total. En perdant ce 15%, c’est toute notre structure de financement qui s’effondre», explique Jérôme Normand, directeur d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU) qui se spécialise dans la conscientisation à l’environnement auprès des jeunes.

ENJEU fait partie des cinq groupes qui ont interpelé, mercredi, le gouvernement sur la question de ce programme de 500 000$ versé depuis 2006. Ces groupes ne peuvent pas compter sur les subventions liées à la réalisation de projets gouvernementaux précis, car ils ne peuvent plus facturer de pourcentage lié aux frais d’administration dans le cadre de la réalisation de ces projets.

«On espère que le gouvernement Couillard a une vision de l’environnement différente de celle du gouvernement Harper», a ajouté Bruno Massé, coordonnateur au Réseau québécois des groupes écologistes. Il fait notamment référence aux audits de Revenu Canada qui pourraient faire perdre leur numéro de charité à plusieurs groupes écologistes si ces derniers dépensent plus de 10% de leur budget dans des actions politiques. Ces derniers clament que cette vague d’audit est une commande gouvernementale, ce que dément Ottawa.

Les groupes écologistes espèrent que le versement des sommes attendues dans le cadre du PSM-N se fera quand même en attendant que le Commission de révision permanente des programmes se prononce sur l’avenir du programme.

«Le gouvernement ferait un très mauvais calcul en ne prolongeant pas ce programme, car il perdrait alors des années d’expertise citoyenne», a ajouté Martine Chatelain, présidente de la Coalition Eau-Secours qui a été très active dans le dossier des gaz de schiste.

Du côté du ministère de l’Environnement, on précise que «malgré le contexte budgétaire difficile, le soutien aux groupes environnementaux sera maintenu».

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