La Presse Canadienne Michelle Courchesne

La résolution du conflit pourrait se produire avec la nomination de Michelle Courchesne comme ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. «On espère que le changement d’interlocuteur aidera à la résolution du conflit, affirme Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ). Je pense qu’il y a un règlement à portée de main. Si Michelle Courchesne se met en mode solution, on n’est pas loin». M. Trudelle se dit par ailleurs pessimiste si le gouvernement n’assouplit pas sa position et que Mme Courchesne tente d’appliquer la ligne dure.

Pour la CLASSE, le changement de garde au ministère n’aurait que peu d’impacts. «On ne voulait pas de démission, mais une solution, affirme Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Peu importe la personne qui lui succédera, cette solution doit porter sur la hausse des droits de de scolarité».

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, accueille positivement l’arrivée de Michelle Courchesne. «On peut souhaiter que sa nomination laisse présager une résolution du conflit. Mais il faut que le gouvernement se mette en mode résolution, parce qu’il n’y a pas une minute à perdre.» Il tient tout de même à souligner l’implication de Mme Beauchamp dans la politique au cours des 15 dernières années.

Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), a souligné que Mme Courchesne s’était montrée plus ouverte que sa prédécesseure à la table des négociations. «Elle a utilisé certains mots comme “moratoire”, qui semblait une allergie pour Mme Beauchamp. On voit que c’est quand même une femme de compromis.»

Les deux leaders étudiants ont également déploré la façon dont Line Beauchamp a annoncé sa démission, en soulignant au passage qu’aucun compromis n’était envisageable de la part des étudiants. «La démarche de bonne foi, on l’a démontrée, a affirmé M. Bureau-Blouin. C’est trop facile de mettre ça sur la faute des reéprésentants étudiants.» «Disons que c’est peu gracieux», a ajouté Mme Desjardins. Celle-ci avance que l’ex-ministre prenait le dossier des droits de scolarité de façon trop personnelle. «On a demandé à M. charest à plusieurs reprises de s’engager à reprendre des mains de Mme Beauchamp ce dossier-là, parce qu’on sentait qu’elle était incapable de prendre du recul.»

Le président de la FNEEQ précise que la Fédération n’a jamais exigé la démission de Beauchamp. Il semblait pourtant douter que l’attitude de l’ancienne ministre était la bonne. «Dans la réalité, le gouvernement n’a pas géré correctement cette crise et a tardé à le faire. Il n’a pas lui-même fait de compromis sur le cœur de la question.»

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