MONTRÉAL – Les acteurs de l’industrie touristique montréalaise espèrent vivement que les négociations entre le gouvernement du Québec et les association étudiantes permettront de désamorcer la crise avant le Grand Prix du Canada, le 10 juin.

«Je suis assez confiant que ça va bien se passer; mais on va attendre de voir ce qui arrive avec les négociations avant de s’inquiéter», a indiqué le vice-président de Tourisme Montréal, Pierre Bellerose.

L’adoption de la loi 78 le 18 mai et, surtout, la diffusion internationale des images des manifestations qui ont mal tourné par la suite ont déjà entraîné des annulations de réservations dans des hôtels de la métropole.

Tourisme Montréal signale que les données du mois d’avril démontraient pourtant une augmentation de la clientèle par rapport au mois d’avril 2011, et ce, malgré les nombreuses manifestations qui se sont déroulées presque sans répit durant le mois dernier.

Cependant, au lendemain de l’adoption de la loi 78, le conflit a dépassé la question étudiante et suscité l’intérêt des médias du monde entier, entraînant une réaction prévisible de la part de certains touristes.

M. Bellerose souligne toutefois que l’impact est encore marginal, «dans les cinq pour cent» selon un estimé préliminaire, bien que les données du mois de mai ne soient pas encore publiées. Il note toutefois que les images diffusées à travers le monde n’ont guère aidé la situation.

«Une catégorie de gens sont craintifs parce qu’ils n’ont vu que le clip de 90 secondes où l’on voit des affrontements avec les policiers», dit-il.

Bien qu’il se dise confiant de voir le Grand Prix de Formule 1 se dérouler normalement, il ajoute que le temps presse pour une sortie de crise avant le déclenchement de la saison des grands festivals dans la métropole.

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