SAINT-JEAN, – La secrétaire de Richard Oland dit avoir paniqué lorsqu’elle est entrée au bureau de l’homme d’affaires, le 7 juillet 2011, pour y trouver le corps inerte de son patron.

Témoignant au procès du fils de Richard Oland, Dennis, qui se tient à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, Maureen Adamson a déclaré jeudi avoir senti une drôle d’odeur en arrivant au travail.

Elle a précisé qu’elle venait tout juste de se préparer du café lorsqu’elle a aperçu deux jambes gisant au sol derrière le bureau de M. Oland.

Mme Adamson s’est alors précipitée en bas au commerce Printing Plus et a dit à l’un des employés sur place, Preston Chiasson, que quelque chose ne tournait pas rond.

Ils sont alors remontés ensemble au bureau de M. Oland. Mme Adamson soutient ne pas s’être aventurée plus loin qu’elle ne l’avait fait plus tôt. Mais M. Chiasson s’est risqué plus près de la scène de crime avant de composer le 911.

Mme Adamson soutient que la dernière fois qu’elle a vu l’homme d’affaires bien connu au Nouveau-Brunswick, il était en train de discuter avec son fils de leur arbre généalogique.

Lorsqu’elle est revenue au bureau le lendemain, Mme Adamson dit avoir senti une mauvaise odeur.

«Ça ne sentait vraiment pas bon», a-t-elle souligné.

Elle a avancé que Dennis Oland — qui a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité — était arrivé au bureau de son père, à Saint-Jean, aux alentours de 17h30 le 6 juillet 2001.

La témoin a raconté avoir alors eu une courte conversation avec Dennis Oland, avant que Richard Oland ne se joigne à leur conversation. Les deux hommes avaient un intérêt commun pour la généalogie et discutaient de leur famille, a-t-elle mentionné.

Elle dit avoir ensuite fermé la cafetière, s’est assurée que la porte de derrière était bien verrouillée et a quitté l’immeuble. Son mari l’attendait dans sa voiture à l’extérieur du bureau, a-t-elle témoigné, précisant qu’elle avait quitté le bureau aux alentours de 17h45.

Le procureur de la Couronne P.J. Veniot avait déclaré au jury, mercredi, que Dennis Oland connaissait des difficultés financières et qu’il devait à son père beaucoup d’argent.

Me Veniot a expliqué que le père Oland aidait financièrement son fils pour l’aider à conserver sa maison après son divorce onéreux avec sa première femme. Il a donné à son fils 500 000 $ et Dennis Oland devait lui rembourser mensuellement 1667 $ pour couvrir les frais d’intérêt seulement.

En date du 6 juillet 2001, Me Veniot a déclaré que l’accusé avait contracté une marge de crédit de 163 000 $ et avait demandé une avance sur son salaire à son employeur.

Il a rappelé que Richard Oland est décédé à la suite d’une violente dispute au cours de laquelle il a reçu 40 coups à la tête et au cou.

La famille Oland est l’une des familles d’affaires les plus importantes dans les Maritimes, à la tête de la brasserie indépendante Moosehead, bien que Richard Oland ait quitté la compagnie en 1981.

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