VANCOUVER – La police de Vancouver et la Gendarmerie royale du Canada se blâment mutuellement pour les enquêtes bâclées qui ont permis à Robert Pickton de continuer à tuer des femmes pendant des années avant d’être finalement arrêté.

Les deux corps policiers présentaient mardi leurs derniers arguments devant la commission d’enquête publique qui examine le travail réalisé autour de la disparition de travailleuses du sexe dans la région de Vancouver et, à compter de la fin des années 1990, sur Pickton lui-même.

L’avocat de la police de Vancouver, Tim Dickson, estime que la GRC est essentiellement à blâmer, puisque ses agents de Port Coquitlam, où habitait Pickton, étaient les seuls à pouvoir enquêter sur lui. Me Dickson a accusé les policiers de la GRC de nonchalance et de s’être très peu intéressés à Pickton après 1999.

La GRC, en revanche, affirme que ses agents ont fait de leur mieux avec l’information dont ils disposaient à ce moment, et estime que les policiers de Vancouver auraient dû réaliser plus tôt qu’un tueur en série était à l’oeuvre.

L’avocate de la GRC, Cheryl Tobias, est d’avis qu’une enquête conjointe aux deux corps policiers aurait pu être amorcée avant 2001, si les dirigeants de la police de Vancouver avaient saisi plus tôt l’ampleur du problème.

Les deux corps policiers se sont excusés de ne pas avoir capturé Pickton plus tôt, tout en affirmant qu’il est facile maintenant de juger ou blâmer leurs agents.

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