Luca Bruno Luca Bruno / The Associated Press

MONTRÉAL – Une Québécoise, qui est actuellement de passage à Nice, n’en revient tout simplement pas d’être toujours en vie dans la foulée de l’attentat qui a fait, selon le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve,au moins 80 morts dans cette ville de la Côte d’Azur.

Héloïse Landry est arrivée sur place, il y a une semaine, pour y suivre une formation et y faire du tourisme.

Jeudi soir, cette enseignante de Montréal a choisi de participer aux célébrations de la Fête nationale de la France.

Comme la température était plutôt fraîche, elle a décidé de rentrer à l’endroit où elle loge à peine un instant avant que l’impensable ne se produise.

Alors qu’elle se trouvait à l’intérieur, elle a entendu des cris de panique.

Ultérieurement, elle a appris que de nombreux fêtards avaient été percutés de plein fouet par un camion.

«On m’a avertie que c’était effectivement un attentat, qu’il y avait du sang partout», a-t-elle raconté alors qu’elle était interviewée par La Presse canadienne.

De prime abord, Mme Landry n’en croyait tout simplement pas ses oreilles.

«C’est inimaginable de vivre ça de si près (…). J’ai traversé à l’endroit où le camion s’est précipité deux minutes plus tard», a-t-elle relaté, visiblement estomaquée.

«Moi, je suis un  »phénomène » assez particulier. Je n’ai pas peur de grand-chose, mais je peux vous assurer que même la personne la plus intrépide a été plongée dans un état de stupéfaction», a-t-elle ajouté.

Après avoir encaissé le choc initial, elle s’est empressée de rassurer ses proches en leur laissant savoir qu’elle était indemne tout comme sa fille de 16 ans, Amaryllis Tremblay.

«Les gens sont plus apeurés que nous à cause de l’effet médiatique. Ils nous contactent et ils sont très, très inquiets. On leur dit qu’on est en sécurité, mais qu’on a bien failli y passer», a-t-elle souligné.

Héloïse Landry a précisé qu’au fil de ces divers échanges, une question n’a jamais cessé de lui trotter dans la tête.

«Je me demandais comment ça se faisait qu’on était encore en vie», a-t-elle reconnu.

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