Josie Desmarais/Métro Le réalisateur et le protagoniste d’Histoire hippie, Jean-André Fourestié et Martin Stone

Peut-on vivre selon ses idéaux? C’est à cette question universelle et intemporelle que tente de répondre Histoire hippie.

Martin Stone a passé les années 1960 à militer, sacrifiant du coup la jeunesse de ses deux filles. Depuis 40 ans, il habite dans le Mile-End, où il loue des chambres de son appartement à un prix dérisoire afin d’aider les gens de passage. Peu importe le temps qui s’écoule, ses principes demeurent inchangés.

«Il y a une beauté d’aller au bout de ses choix, de ne pas trop se trahir», lance en entrevue Jean-André Fourestié, qui a habité chez Stone lors de son arrivée à Montréal, en 2004, et qui a décidé de lui consacrer un documentaire.

Bénéficiant d’une photographie lumineuse d’Hervé Baillargeon et d’une musique enveloppante de Freeworm, Histoire hippie traite de liberté, des décisions qu’on prend et des risques qui peuvent survenir.

«C’est très compliqué de créer sa propre liberté. Mais ça ne change pas que c’est possible. La question c’est jusqu’où on est prêt à aller et jusqu’où on assume ses choix.» – Jean-André Fourestié, cinéaste

Le long métrage ne se limite pas à son protagoniste: il se permet d’ouvrir un dialogue avec ses progénitures et son ancienne femme afin de mettre leurs points de vue en perspective et d’avoir une meilleure vue d’ensemble. Une construction rappelant le film choral, qui permet de confronter le héros à ses choix, et ce, sans jugement.

«Au début, je n’étais pas intéressé à ouvrir la porte de ma vie à tout le monde, avoue le sympathique septuagénaire. Et je voulais souvent voir ce qui était filmé, ce que Jean-André me refusait constamment. Mais puisque j’ai toujours vécu sous le signe de la liberté, c’est normal que je lui en donne.»

Il ne serait pas surprenant que l’essai pousse les gens à se remettre en question. «Et ce, peu importe leur âge, concède le documentariste. Qu’ils aient 20 ans et qu’ils cherchent leur vie, qu’ils en aient 40 ou 50 et qu’ils cherchent une seconde vie, ou qu’ils soient plus âgés et qu’ils aspirent à autre chose… C’est un film pour ouvrir des portes et changer de vie.»

Histoire hippie
– Jeudi soir, à 20h, au Cinéma du Parc, dans le cadre de RIDM+
– En salle dès vendredi

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