Office national du film du Canada Une image tirée de Wall.

Cette semaine, Métro craque pour Wall aux Sommets du cinéma d’animation, Slasher, Petit Paysan, le partenariat entre Corpa Flora et Lulu Hughes, l’album Imagine, la 12e édition de M pour Montréal et Showman.

1. Wall aux Sommets du cinéma d’animation

Il aura fallu sept ans à Cam Christiansen pour réaliser Wall, son premier long métrage d’animation. «Je savais que c’était un sujet délicat, que les gens des deux côtés pourraient être heurtés, confie le cinéaste de Calgary. C’est pourquoi j’ai trouvé important de me rendre sur les lieux, d’y être très fidèle.» Ces lieux, ce sont la Palestine et Israël. Là où le dramaturge britannique Sir David Hare s’est rendu plusieurs années avant Cam. En 2001. Là où il a fait des rencontres avec des écrivains, des étudiants, des chauffeurs, des artistes des deux côtés, leur demandant de commenter le mur qu’a commencé à ériger Israël l’année suivante. «David prend toujours des notes, il enregistre tout», souligne le réal. De ces notes et de ces enregistrements, Sir Hare a tiré un podcast. Cam en a tiré un film, produit par l’ONF et narré par le dramaturge au phrasé poétique. Un film qui, le réalisateur le concède, suit les pas des «précurseurs du genre, Valse avec Bachir, Persépolis». Un film dans lequel les horreurs se succèdent, les splendeurs du marché de Naplouse se déploient. Un film dans lequel le mot «normal» prend une tout autre signification et où «l’impossibilité du quotidien se transforme en humour du survivant». Présenté dimanche à 19 h à la Cinémathèque québécoise. (Natalia Wysocka)

2. Slasher
Attention, Slasher n’est vraiment pas fait pour tout le monde. Mélangeant horreur et suspense, cette série canadienne est très graphique : beaucoup de sang, de la torture, de la violence physique et psychologique. Pourquoi regarder ça, me direz-vous? Parce que les deux saisons (Seven Deadly Sins et Guilty Party) explorent de façon fascinante la psychologie humaine. Comment des gens à peu près normaux deviennent des monstres (ou non) lorsqu’ils sont placés dans une situation extraordinaire. Disponible sur Netflix. (Rachelle McDuff)

3. Petit paysan
Petit paysan se situe entre le thriller agricole et le docu. On y suit le combat d’un jeune éleveur prêt à tout pour sauver ses vaches d’une épidémie mortelle qui sévit en France et qui pourrait anéantir son petit cheptel. Pour son premier long métrage, Hubert Charuel a fidèlement reconstitué le milieu agricole, son évolution et les fléaux qui pèsent sur les fermiers. Swann Arlaud est remarquable dans le rôle de Pierre, ce paysan qui ne vit que pour ses vaches. Entre les scènes angoissantes, douloureuses et troublantes de réalisme, Petit paysan jouent avec nos émotions. À l’affiche à Terrebonne. (Anicée Lejeune)

4. Mes premières chansons québécoises

Lulu Hughes est tombée amoureuse des cosmétiques Corpa Flora, à tel point qu’elle a accepté de devenir ambassadrice de la marque québécoise. De cette association est née l’huile démaquillante Sweet Orange Blues, une édition limitée formulée à partir d’ingrédients naturels. Et ce n’est pas tout : il y a une collecte de fonds à la clé au profit de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont elle est la marraine. Pour chaque flacon vendu, 50 % du prix de vente (15 $) est versé au Centre intégré de cancérologie de l’établissement. (Jessica Dostie)

5. L’album Imagine

Les paroles d’Imagine, de John Lennon, ont été traduites en français et servent de trame à l’aventure d’un pigeon en mission pour la paix. Illustré par l’artiste français Jean Jullien, qui a notamment collaboré au National Geographic et au New Yorker, cet album est une magnifique introduction à l’œuvre de l’ex-Beatle, en plus d’être criant d’actualité. «John avait composé Imagine comme un appel à la paix dans le monde, écrit Yoko Ono en préface. La paix. Aujourd’hui plus que jamais, nous en avons besoin.» Par ailleurs, une redevance est versée à Amnistie Internationale pour chaque exemplaire vendu. En librairie aux éditions Scholastic.  (Jessica Dostie)

6. La 12e édition de M pour Montréal
M pour Montréal, qui se tenait en fin de semaine dernière, s’est dépassé cette année. L’événement a misé sur un mélange de groupes internationaux bien établis, pour faire en sorte que les gens se déplacent en masse, et de groupes montréalais émergents, qui ont créé la surprise à plusieurs égards. Le festival permet de voir des artistes talentueux et passionnés dans de petites salles, comme la Casa del Popollo, ce qui crée de beaux moments de plénitude propices à l’écoute. La soirée de samedi à la Vitrola avec Deradoorian, Best Fern, mais surtout la prestation joyeuse et éclatée du groupe montréalais ANEMONE, en est un parfait exemple. (Alexis Boulianne)

7. Showman

Bien, vraiment. De retour à Montréal après une vingtaine d’années à se produire sur les scènes françaises, Anthony Kavanagh livre un vrai show de Showman, comme l’indique le titre de son spectacle. Du Kavanagh pur jus. Des imitations (celle du juge haïtien est un régal), du bruitage, du chant, des vannes bien senties. Du classique. Mais (car il y a un mais), l’humoriste français-québécois (si vous n’avez pas compris le clin d’œil, c’est que vous n’allumez jamais votre télé) en fait un peu trop, à l’image de ses (trop) nombreux sacres (voulait-il prouver aux Québécois qu’il n’a rien oublié?). Un tantinet long (deux heures), ce spectacle manque parfois de rythme, avec quelques trous d’air entre les références à Cœur de pirate, à P.K. Subban, aux cônes orange et même à Denis Coderre (a-t-il raté la dernière élection?). Mais on rit. Parfois beaucoup. Et c’est le principal. Supplémentaires au Théâtre St-Denis les 12 et 13 janvier. (Romain Schué)

On se désole pour…

Ceux qui n’ont pas la magie de Noël

La semaine dernière, une de nos collègues (*tousse, tousse, Natalia*) se désolait pour ceux pour qui le temps des Fêtes commence le 1er novembre et qui écoutent DÉJÀ de la musique de Noël. Certains d’entre nous l’ont pris personnel (OK, moi). C’est parce que, quand il commence à faire nuit à 16 h 30, qu’il fait de plus en plus froid et que les flocons commencent à tomber, quelle est la seule chose qui puisse mettre de la chaleur dans nos cœurs? C’est la magie de Noël. Il n’est absolument jamais trop tôt pour une bonne dose de réconfort sous forme de chocolat chaud à la canne de bonbon ou de chandelle au sapin. (Virginie Landry)

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