Le vénérable acteur Sam Elliott est en ville afin de présenter ce soir le bien nommé The Man Who Killed Hitler and then The Bigfoot dans le cadre du festival Fantasia.

«C’est un titre intrigant, n’est-ce pas?» lance au bout du fil le comédien aguerri, joint à son ranch quelques heures avant sa première visite à Montréal. Absolument! Même sans connaître l’histoire, le désir de voir le film est grand.

Si on croise la route de ces deux figures emblématiques de la monstruosité, le récit n’a rien à voir avec ces séries B placées sous le signe de l’humour et de l’action. Il s’agit plutôt d’une méditation intimiste et profonde sur les choix de vie d’un vieil homme.

«C’est normal parfois de s’attendre à quelque chose et d’obtenir autre chose, rappelle l’interprète américain, qui fêtera son 74e anniversaire dans moins d’un mois. Quentin Tarantino avait fait la même chose avec Inglourious Basterds. On est dans une fantaisie, mais avec des éléments réalistes, où j’ai pu jouer de manière un peu physique, ce qui me plaît bien.»

«Tout ce qui m’intéresse, c’est de 
participer à de bons projets. Il faut être sélectif, j’ai dit non à plusieurs films au fil des années. Si je suis reconnu pour cette intransigeance, alors tant mieux. C’est une obligation que j’ai envers les fans.» – Sam Elliott

Celui qui enchaîne les rôles depuis plus d’un demi-siècle a toujours eu un faible pour les productions indépendantes. «Surtout celle où le réalisateur [Robert D. Krzykowski] et le réalisateur John Sayles, que j’adore [il agit ici en tant que producteur], m’envoient de belles lettres pour me convaincre!» évoque-t-il en étouffant un rire.

Aperçu au tout début de Butch Cassidy and the Sundance Kid et révélé par Mask aux côtés de Cher, Sam Elliott mène une carrière plus qu’enviable, à la fois au cinéma et à la télévision, ayant marqué les esprits avec son personnage de l’Étranger dans l’œuvre culte The Big Lebowski.

«Tout le monde me parle de lui, rapporte le cow-boy gentleman, sans lassitude dans la voix. Ce fut une expérience incroyable. Mais il y en a eu d’autres, comme celle que je viens présenter ici.»

Cette voix
Plus qu’à sa mythique moustache, c’est à sa voix profonde et distinctive que Sam Elliott sera éternellement associé.

«C’est certain que ça a contribué à ma carrière, concède celui qui est né en Californie, mais dont la famille provient du Texas et du Nouveau-Mexique. Je me rappelle, lorsque je me cherchais un agent, avoir rencontré un jeune homme d’une grande agence qui m’a conseillé, soit de retourner d’où je venais, soit de me débarrasser de mon accent si je voulais percer dans le métier. Je ne l’ai évidemment pas écouté!»

«Je viens de finir un film qui s’intitule A Star is Born avec Bradley Cooper et Lady Gaga, continue celui qui a prêté sa voix à quelques animations, dont A Good Dinosaur. Bradley me voulait notamment pour ma voix, pour ce qu’elle évoque.»

The Man Who 
Killed Hitler and 
then The Bigfoot
Ce soir à 21h30, dans le cadre de Fantasia, à l’Auditorium 
des Diplômés de la SGWU 
(1455, rue de Maisonneuve O.)

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