Yves Provencher/Métro Leonard Cohen

Après avoir fait salle comble à la Salle Wilfrid-Pelletier trois soirs de suite il y a quatre ans, Leonard Cohen a remis ça mercredi dans un Centre Bell plein à craquer, où le poète de 78 ans a réussi à subjuguer chaque spectateur.

L’idée nous avait semblée saugrenue. Leonard Cohen dans l’antre du hockey? On aurait dû avoir confiance. Hallelujah! Dès qu’on a vu surgir sur scène la silhouette longiligne coiffée de son éternel chapeau, le grand artiste montréalais a réussi à faire du Centre Bell un lieu de recueillement, comme lui seul pouvait y arriver.

Outre quelques «We love you Leonard!» et les applaudissements et sifflements enthousiastes, la salle était subjuguée et silencieuse.

Pas de première partie à ce spectacle : Leonard, ses six musiciens et ses trois choristes du début à la fin. Et malgré tout, au moment de mettre sous presse, quelques trois heures après le début, ce n’était toujours pas fini. Pas de problème, on en aurait pris encore et encore. «Merci pour votre accueil très chaleureux», avait lancé en français l’auteur-compositeur-interprète au début de la soirée, qu’il avait entamée avec un Dance Me To The End Of Love à donner des frissons dans le dos.

«Je ne sais pas quand nous nous reverrons, mais ce soir, on va vous donner tout ce qu’on a.» Promesse tenue : les grands classiques (Bird on a Wire, Everybody Knows, Who by Fire, I’m Your Man et, bien sûr, l’incontournable Hallelujah) ont côtoyé les Darkness et Amen du nouvel album Old Ideas, lesquelles ne juraient aucunement dans l’ensemble.

Et Cohen les a toutes chantées avec générosité, intensité et surtout, authenticité. L’élégant poète de 78 ans pouvait par ailleurs compter sur des musiciens solides, à qui il a fait la part belle à plus d’une reprise, avec classe, écoutant parfois simplement leur solo, chapeau serré contre le cœur.

Des moments de grâce, comme cet émouvant A Thousand Kisses Deep récité de la voix caverneuse de Cohen, ou la magnifique Suzanne, s’accompagnant lui-même à la guitare, ou encore la puissante The Partisan, ont ponctué une soirée déjà en tout point magnifique. Une soirée dont on se souviendra longtemps.

Leonard Cohen
Au Centre Bell
Supplémentaire jeudi soir à 20 h

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