Mad Men débarque à Télé-Québec en juin
Allumez vos cigares et versez-vous un bon verre de scotch! Un an (presque jour pour jour) après avoir confirmé l’acquisition de Mad Men, Télé-Québec a finalement annoncé la date d’entrée en ondes de cette excellente série américaine.
La version française de Mad Men prendra l’antenne à la chaîne publique le mercredi 9 juin à 20 h. La diffusion de 13 épisodes de la première saison de cette fiction créée par Matthew Weiner (The Sopranos) s’échelonnera jusqu’au 1er septembre.
Située dans le New York des années 1960, Mad Men brosse le portrait de Don Draper (John Ham), un publicitaire Å“uvrant dans la prestigieuse – mais fictive – agence Sterling Cooper. La caméra s’immisce à la fois dans sa vie professionnelle (truffée de meetings arrosés et de discussions animées) que privée (il a une femme, deux enfants… et plusieurs maîtresses).
Ennuyant, dites-vous? Au contraire! On ne regarde peut-être pas Mad Men pour son rythme effréné ou son humour décapant, mais il n’en reste pas moins que cette série entraîne une aussi grande dépendance que les cigarettes qu’enfilent ses protagonistes.
Grâce �� des personnages riches et complexes, Mad Men dépeint avec finesse les États-Unis d’Eisenhower, ses valeurs et ses tabous. Tabagisme, alcoolisme, antisémitisme, sexisme, homophobie, racisme… le tout est abordé avec une subtilité qui se fait de plus en plus rare au petit écran. Pas encore convaincus? Sachez que Mad Men a raflé le prix de la Meilleure série dramatique lors des deux derniers Emmy Awards, l’équivalent américain des prix Gémeaux.
De nouveaux Contact
Mad Men n’est pas la seule nouveauté à s’inscrire dans la grille printemps-été de Télé-Québec, dévoilée hier. La chaîne a annoncé la diffusion d’épisodes inédits de Contact, avec Stéphan Bureau, dès le 31 mars. La troisième saison proposera notamment des rencontres avec le père d’Astérix, Albert Uderzo, le cinéaste Denys Arcand, le comédien Roy Dupuis, de même qu’avec les écrivains Michel Tremblay et Victor-Lévy Beaulieu.
Soulignons également la présentation de plusieurs bons films, dont Borderline, de Lyne Charlebois, I’m Not There – Les vies de Bob Dylan et Persepolis, un long métrage d’animation sur la révolution islamique.