Gregory Smith Sam Riley, Kristen Stewart et Garrett Hedlund dans On the Road

Peu après la fin de la saga Twilight, qui l’a propulsée au rang de vedette, Kristen Stewart revient sur les écrans dans On the Road (Sur la route), adaptation cinématographique du célèbre roman de Jack Kerouac. Métro s’est entretenu avec elle.

En voyant la façon dont Dean (incarné par Garrett Hedlund) traite les femmes dans sa vie, on pourrait penser que l’histoire est un peu injuste pour les personnages féminins. Croyez-vous qu’on leur a accordé moins d’importance?
Non, je n’ai pas cette impression. J’étais compatissante envers certaines luttes des personnages du livre, mais en même temps, je n’y voyais pas d’injustice, dans le sens où tous les personnages – y compris les femmes – sont maîtres de leur destinée : ils choisissent les positions dans lesquelles ils se trouvent. Ils prennent autant qu’ils donnent. Il faut aussi souligner que les femmes ne sont pas les personnages centraux de l’histoire, elles sont en périphérie. On n’entre pas complètement dans leur tête et on n’éprouve pas à 100 % ce qu’elles ressentent.

Plusieurs ont décrié le traitement des femmes de l’histoire, mais elles sont capables d’en prendre. C’est pour ça qu’elles sont là. Elles savent qu’elles retirent autant qu’elles donnent.

Ce rôle vous a demandé de vous dévoiler sur les plans physique et émotionnel. Est-ce que ç’a été un grand défi?
Pour chaque rôle, je souhaite aller le plus loin possible. Je désire vivre une expérience; je ne veux pas faire semblant. Je me sens redevable envers mes personnages.

Avez-vous ressenti de la pression en rendant au grand écran un roman aussi populaire?
La pression, elle vient d’abord de soi. Parce que tout le monde souhaite qu’on rende justice à ce genre de personnage, surtout ceux qui ont vraiment apprécié le livre et qui le connaissent depuis des années. L’œuvre est légendaire, alors c’est sûr que ça amène de la pression, mais en même temps, sans pression, on ne ferait pas grand-chose de bien. Chaque fois que je me sentais nerveuse, je me disais que je n’avais qu’à faire mon travail. Je ne pouvais pas vraiment en faire davantage. Tu ne peux pas maîtriser le reste des choses. En même temps, nous avons été mis dans les meilleures conditions possible pour nous abandonner à nos rôles, pour perdre la carte.

Tout a été fait pour faire baisser le niveau de stress. Avec ce genre de rôle, il faut éviter de trop se maîtriser. On doit simplement se détendre et tenter de ne pas trop se prendre au sérieux. Si on est dans un tel état d’esprit, on peut rendre justice aux personnages et être au diapason de cette œuvre, où tout est très impulsif.

Sur Twitter
Deux fans de Kristen Stewart ont pu poser une question à l’actrice sur Twitter.

  • @teenstripper : Pourquoi Barack Obama suit-il un compte Twitter voué à Kristen Stewart? Je ne savais pas! C’est fou! [Rires]
  • @PattinsonStew : Pourquoi crois-tu que On the Road est plus pertinent aujourd’hui que dans les années 1950? Je ne sais pas si c’est plus pertinent, mais je sais que ça ne sera jamais non pertinent. C’est pour ça sans doute qu’on voulait en faire un film depuis des décennies. Je crois que c’est un bon moment pour faire ce film, toutefois, parce qu’on ne fera pas tout un plat du fait que les personnages se droguent ou font l’amour… C’est plus accepté aujourd’hui. Peut-être qu’à l’époque où le livre a été écrit, il fallait quelqu’un de vraiment spécial pour comprendre et accepter la sensibilité de l’histoire qui était encore un peu taboue. Aujourd’hui, on peut vraiment l’apprécier à fond.

On the Road
En salle dès vendredi

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