Getty Taylor Swift à Dublin, la semaine dernière. Métro n’a pas dépêché de photographe au spectacle de mardi en raison du contrat formulé par Firefly Entertainement qu’il aurait fallu signer. Celui-ci demandait de céder les droits des photos «à perpétuité et à travers le monde». Une demande étonnante et paradoxale pour la chanteuse qui a récemment fait plier Apple à propos des droits d’auteur sur Apple Music.

Ça criait tellement fort mardi soir au Centre Bell qu’on avait du mal à entendre les premières notes de la première chanson du spectacle de Taylor Swift.

Le spectacle était commencé, en fait, bien avant qu’il ne commence officiellement. Dans les gradins, 15 931 fans – féminines et jeunes pour la grande majorité, ça n’étonnera personne – étaient venues accueillir leur idole. Leur attachement pour la chanteuse-compositrice-interprète était manifeste: pancartes lumineuses, glowsticks, passes à cheveux avec les chiffres 1989 (le nom du dernier album de Swift et de la tournée) qui ressortent comme les pointes d’une couronne, tutus, costumes d’ange ou de princesse… L’amour était grand, et il était émouvant à voir. D’ailleurs, combien de fans garderont comme un précieux souvenir le bracelet lumineux qui se cachait sur chaque siège et qui était programmé selon les chansons? Plusieurs, sans aucun doute.

Arrivée sous les cris et accompagnée de 12 danseurs, Taylor Swift portait un blouson à paillettes vertes, une jupe courte, un tout petit haut et des lunettes fumées qu’elle a fini par lancer dans la foule. C’est Welcome to New York, un hymne à son nouveau lieu de résidence, qui a lancé le bal, avec à l’arrière-plan des images de la Grosse Pomme.

New Romantics et Blank Space ont suivi. Sur cette dernière, l’artiste s’est avancée jusqu’au bout de la partie de la scène qui ressemblait à une plate-forme de défilé de mode, demandant à la foule : «Êtes-vous avec moi, Montréal?»

Presque toutes les chansons de 1989 ont été exécutées de façon impeccable (How You Get the Girl, I Know Places et Clean, notamment). Quelques autres d’albums précédents, dont I Knew You Were Trouble, tirée de l’album Red, ou Love Story, de Fearless («une chanson que j’ai composée à 17 ans») qu’elle a jouée au clavier en se déhanchant, ont eu autant d’effet chez les fans.

«Vous êtes la foule la plus bruyante de toutes!» – Taylor Swift

Dans ses interventions, Taylor Swift était généreuse et trouvait toujours une façon de lier son discours ultrapositif à la chanson suivante («Je crois que pour simplifier les relations, il devrait y avoir deux choix. Soit tu quittes, soit tu restes», pour introduire All You Had To Do Was Stay). Elle parlait de la force qu’on tire de ses erreurs, du fait qu’il ne faut pas se fier à l’opinion que les autres peuvent avoir de nous, de l’amitié qu’elle entretient via les réseaux sociaux avec ceux qui la suivent. «Je me sens vraiment chanceuse, je suis en train de m’amuser avec des milliers d’amis proches ici à Montréal.»

Le public a aussi eu droit à des témoignages sur grand écran de certaines amies de Taylor entre les chansons. Lena Dunham, Selena Gomez et Cara Delevingne ont notamment partagé leurs impressions sur la chanteuse et sur ce qu’elle aime.

Au moment d’écrire ces lignes, Bad Blood venait de se terminer. Gageons que Shake It Off n’était pas bien loin.

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