L’univers de la mode et de la beauté n’est pas nécessairement reconnu pour sa conscience environnementale. Quoi qu’il en soit, de plus en plus d’entreprises tentent de faire la différence. La preuve par trois.

Un salon éco-responsable


L’Institut Racine, qui a ouvert ses portes récemment dans Ville-Marie, a fait de l’éco-responsabilité son leitmotiv. «Nous misons sur le recyclage dans le but de limiter les déchets», commence Anne-Claire Pinel de Grandchamp, copropriétaire du salon. Pour être fidèles à leur philosophie, son partenaire Guillaume Welker et elle ont choisi, par exemple, d’utiliser des limes en verre, plus durables, des cotons démaquillants et des bandes d’épilation lavables. «On essaie d’être le plus vert possible, renchérit M. Welker. On fabrique même notre propre savon à lessive!» Côté coiffure, Racine s’est associé à l’organisme Green Circle, qui s’assure que les produits utilisés, des résidus de coloration aux papiers pour les mèches, soient recyclés. Par ailleurs, ils se sont inspirés de la philosophie danoise Hygge pour le décor. Au programme: salle d’attente meublée de sofas, couvertures et diffuseurs d’huiles essentielles, notamment.

1255, avenue Papineau

Cosmétiques sans emballage


Lush milite depuis longtemps pour des cosmétiques plus verts et les emballages minimalistes. D’ailleurs, il y a deux ans, la marque anglaise s’était fortement engagée dans la campagne pour l’élimination des microbilles de plastique (qu’on retrouve dans des exfoliants et des dentifrices, par exemple) qui polluent les cours d’eau. Cette année, elle a lancé une gamme d’huiles pour le bain solides faites à la main et vendues en vrac, sans emballage. Ingrédients vedettes : beurre de karité biologique, beurre de cacao bioéquitable et huiles essentielles (orange et bergamote; absolu de violette et bois de santal; bois de rose; citron de Sicile et menthe poivrée ainsi que poivre noir et pin).

À partir de 6$ chacun

Des jeans plus verts grâce à une bactérie

Une étude de l’Université de Californie publiée récemment dans la revue Nature Chemical Biology présente une méthode de teinture plus écolo pour le denim, a rapporté l’Agence France Presse (AFP). Si l’indigo était à l’origine extrait de plantes, il s’agit aujourd’hui d’un colorant de synthèse, un processus qui «nécessite des étapes chimiques préjudiciables pour l’environnement», ont noté les auteurs de l’étude. La méthode alternative qu’ils proposent imiterait le procédé naturel à l’aide d’une bactérie e.coli qui, comme la plante, fabrique de l’indoxyl. Il suffirait ensuite de le combiner à une molécule de glucose et d’ajouter une enzyme au moment de la teinture. Les chercheurs seraient actuellement en train d’essayer d’améliorer ce processus, bien qu’ils aient assuré à l’AFP que «le produit final est identique».

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