Sylvain Gagnon Le karaté est une discipline exigeant un entraînement rigoureux et une parfaite maîtrise du corps comme de l'esprit. Au centre Y, les petits de 5 ans autant que les adolescents et les adultes pratiquent cet art martial japonais.
L’automne est souvent synonyme de remise en forme. Parmi les activités phares de la rentrée: le karaté gagne en popularité dans le quartier. Lundi, en soirée, ils étaient des dizaines d’enfants présents au centre Y Cartierville, pour entamer une nouvelle saison.

«À l’ouverture du centre Y, il y a deux ans, notre club partenaire comptait 75 inscriptions. Aujourd’hui, c’est le double. Le karaté se développe beaucoup depuis la présence du YMCA», indique Claude Delisle, agent de développement à la direction des sports de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Le Club Dojokai Karaté-Do est actif dans Bordeaux-Cartierville depuis 10 ans. Il a pour mission de promouvoir le karaté auprès des enfants et des adultes pour aider à leur épanouissement psychique et physique. L’un des sept instructeurs et responsable du club Mircea Dragomir, vante le karaté comme discipline sportive et comme méthode d’éducation. Celui qui a enseigné cet art martial en Europe et au Japon dit aimer enseigner le respect à ses élèves. «Lorsqu’ils entrent dans la salle, il est important qu’ils s’inclinent», précise-t-il.

Lors de la séance de lundi, il a même mentionné à la trentaine de jeunes du groupe des 7 à 12 ans l’importance de regarder dans les yeux la personne à qui l’on parle.

Pour l’instructeur originaire de la Roumanie, le karaté a plusieurs bienfaits comme vaincre le stress ou aider à surmonter ses peurs. «Des parents d’élèves m’ont déjà témoigné une nette amélioration de la concentration de leur enfant à l’école», partage M. Dragomir.

De fille en père

Papa de Caylie, âgée de 8 ans, John Constantalos a inscrit sa fille pour la première fois à un cours de karaté il y a 4 ans. «Ma conjointe et moi, on s’était dit que si on avait des enfants il serait bon pour eux d’avoir une bonne discipline avant de commencer quoi que ce soit», souligne-t-il. Le résident de Cartierville a vu juste, car chaque année depuis 2008, Caylie poursuit la pratique de ce sport de son propre gré. Une année plus tard, le papa a décidé, lui aussi, de s’y inscrire. «Je voulais en faire quand j’étais jeune. Je me suis dit: « Pourquoi ne pas apprendre aussi pour en faire avec ma fille et l’aider ». Ça me permet d’améliorer ma condition physique.»

Le karaté aux JO?

Grand admirateur de son sport, Mircea Dragomir, soutient les efforts entamés pour que le karaté soit reconnu comme une discipline aux Jeux olympiques de 2020. Son club faisant partie de la Fédération japonaise de karaté et de la Fédération mondiale de karaté est un pas dans cette direction. «Je travaille dans ce sens. Je prépare les enfants et j’en parle avec les instructeurs», conclut-il.

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