Amine Esseghir/TC Media Huguette Parenteau réside depuis deux ans au centre d'hébergement Louvain et se voit mal rechercher un logement ailleurs au même prix.

Des personnes âgées autonomes du Centre d’hébergement Louvain qui contestent une hausse de loyer ont appris que le propriétaire des bâtiments, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île, fera signer à compter du 1er juillet de nouveaux baux d’une année non renouvelable aux locataires. Une telle démarche lui permettrait de récupérer en 2017, ces logements sur la sellette depuis quelques mois.

Les résidents détiennent actuellement des baux à durée indéterminée qui ne débutent pas le même mois. Selon les termes de ces contrats, le propriétaire doit donner un délai de six mois avant la date à laquelle il entend reprendre son bien. En cas de refus des locataires, il devra se tourner vers la justice pour obtenir gain de cause. Avec des baux à durée déterminée d’un an, ils commenceraient au même moment pour tous et le délai tombe à un mois.

Les 14 locataires contestataires ont été convoqués le 14 mars à la régie du logement. «Au lieu de la fixation du loyer, on nous a demandé si nous acceptions la signature d’un bail d’une année non renouvelable, nous avons refusé», a fait savoir Huguette Parenteau, une des résidentes.

Flou
Le CIUSSS a refusé de confirmer ou d’infirmer s’il a entrepris des procédures pour modifier les baux. «Vous comprendrez qu’il serait irrespectueux pour les locataires de répondre publiquement à ces questions sans leur en parler d’abord», a toutefois expliqué Louise Mercier, directrice adjointe du CIUSSS par courriel. Elle indique que les résidents seraient les premiers informés des démarches. Aucune date n’a encore été fixée pour les rencontrer.

Le Comité logement Ahuntsic-Cartierville, qui avait défendu les locataires face à la hausse du loyer, n’a délégué aucun représentant à l’audience de la régie. Malgré plusieurs appels, aucun membre du CLAC n’a voulu dire si cet organisme comptait toujours soutenir ces résidents.

L’éventualité de vider ces logements est apparue il y a quelques mois. Actuellement, en cas de décès ou de déménagement d’un locataire, son logement n’est pas reloué.  «C’est très inquiétant, je n’en dors plus, a raconté Lise Naud, une des résidentes contestataires. Je ne sais pas comment je vais faire si je dois quitter mon logement. Ici, j’ai mes habitudes et la proximité des services.»

Les 71 appartements pour personnes âgées autonomes attenants au CHSLD Louvain sont qualifiés de patates chaudes notamment par les syndicats. Leur propriétaire, l’administration locale du ministère de la Santé dit ne pas avoir vocation à gérer des logements. Les personnes âgées qui y vivent payent des loyers mensuels variant entre 400 et 600 $.

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