Les employés du comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve, ont décidé à l’unanimité de joindre le mouvement de grève sociale appelé par les étudiants. L’organisme sera donc fermé le 15 mai, afin de protester contre les mesures « antisociales » du gouvernement.

Les employés disent en avoir assez de composer avec des coupes budgétaires, de plus en plus drastiques, dans les services sociaux.

« Nous devons, jour après jour, intervenir dans des situations de plus en plus complexes, les solutions manquent et le gouvernement ne semble pas s’en soucier outre mesure », déclare Chloé Tanguay, adjointe à la coordination au comité BAILS.

L’organisme souhaite protester contre la construction insuffisante de logements sociaux, la taxe santé, les hausses des tarifs d’Hydro-Québec et de transport en commun, la non-indexation de l’aide sociale et la hausse des frais de scolarité.

« Les gens avec qui nous travaillons sont de plus en plus étouffés par les hausses des tarifs et le gel des revenus, alors que les banques et les multinationales déclarent des profits énormes, sans avoir à payer leur juste part en impôt », affirme Jonathan Aspireault-Massé, coordonnateur du comité BAILS.

Le comité, qui a apporté son appui et son soutien à la cause étudiante dès les premières heures de la mobilisation, entend désormais participer aux efforts d’élargissement de la lutte, en répondant favorablement à l’appel à la grève sociale qui circule actuellement.

« La grève est étudiante, la lutte est populaire! Ça ne doit plus être qu’un slogan, mais une réalité », ajoute Mme Tanguay.

Les employés du comité BAILS espèrent voir des travailleurs de partout répondre à cet appel.

« Face aux fermetures, aux lock-out, aux coupes et à toutes les attaques des gouvernements, du patronat et de leurs porte-étendards, le mouvement étudiant vient de montrer la façon dont nous gagnions, dont nous gagnons et dont nous gagnerons toujours nos luttes, la voie de la solidarité », explique M. Aspireault-Massé.

Le conseil d’administration du comité BAILS a été prévenu de la démarche de ses employés et il les appuie.

« C’est leur décision. Le conseil a pris acte de leurs revendications et nous les appuyons. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la lutte que le comité mène activement depuis 18 ans », indique Jasmine Samson, présidente de l’organisme. (S.C.)

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