FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA (51 La station du REM de L'Île-des-Sœurs sera construite sur le site de l'ancienne station de péage du pont Champlain, près de la sortie pour l'autoroute 10.

Conserver le pont de contournement de l’autoroute 15 nouvellement construit, ajouter des navettes électriques entre la station du Réseau électrique métropolitain (REM) et l’île ou des stationnements incitatifs pour vélos, voilà quelques-unes des demandes de l’APRIDS entourant le projet de la Caisse de dépôt et placement (CDPQ).

L’Association des propriétaires et résidents de L’Île-des-Sœurs (APRIDS) a déposé jeudi un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) afin de faire part des idées des Insulaires à propos du système léger sur rail qui passera par l’île en 2020.

«On pense que le REM est vraiment un projet structurant pour l’île, mais il n’y a pas encore beaucoup de détails, alors on essaie d’émettre tout de suite de bonnes idées», indique le président de l’APRIDS, Mario Langlois.

L’une de leurs principales demandes, c’est que le trajet ne coupe pas le territoire de l’île en deux. À la CDPQ, on confirme que le trajet du REM sera aérien à partir du milieu du pont Champlain jusqu’à Montréal.

L’association milite aussi depuis plusieurs années pour la création d’un parc linéaire sur le pont de contournement, qui doit être démoli lorsque le nouveau pont de L’Île-des-Sœurs sera terminé.

«La démolition de la structure coûtera environ 25M$. On pourrait prendre cet argent-là pour créer un bel espace qui deviendrait une attraction touristique montréalaise, comme ils ont fait à New York avec le High Line park», croit M. Langlois.

Préoccupations
Le tracé du REM devrait comporter un arrêt supplémentaire à la station McGill, afin de pouvoir faire un transfert avec la ligne verte du métro selon l’APRIDS. Une idée qui risque de se concrétiser.

«On va mettre trois stations de plus au centre-ville dans l’appel d’offres. Une à McGill, une à Édouard-Montpetit ainsi qu’une à Griffintown. On travaille pour que ça fonctionne dans le montage financier», précise le porte-parole du projet à la CDPQ, Jean-Vincent Lacroix.

Des stationnements incitatifs au vélo et des petits commerces à même la station du SLR sont des options avancés par l’APRIDS qui pourraient aussi être considérées.

«Ça devrait devenir un beau carrefour pour la Pointe-Nord, avec accès universel autant pour les poussettes que les fauteuils roulants. On aimerait même installer des bornes électriques près des stations», souligne M. Lacroix.

Quant à l’achalandage du train, qui préoccupe l’APRIDS, la CDPQ assure qu’une étude précise sur le sujet est en train d’être finalisée.

L’association se demandait s’il resterait suffisamment de places pour les Insulaires lorsque le train arrivera de la Rive-Sud.

Autrement, l’APRIDS aimerait qu’un service de navettes électriques pour se rendre à la station remplace le trajet 168, mais la ligne 12 soit conservée afin d’avoir toujours un lien avec Verdun par autobus.

Les citoyens désirant déposer un mémoire d’une seule page, ont jusqu’au 22 septembre, midi. Il faut utiliser le formulaire en ligne au bape.gouv.qc.ca ou l’acheminer par la poste au secrétariat du BAPE à l’attention de  Caroline Cloutier (575, rue Jacques-Parizeau, bureau 2.10, Québec (Québec) G1R 6A6) ou par courrier électronique à reseau‑electrique‑metropolitain@bape.gouv.qc.ca.

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