TC Media/Archives Cette intersection demeure jusqu’ici la seule de L'Île-des-Sœurs avec un feu de circulation.

La relation sensible des citoyens de L’Île-des-Sœurs avec les feux de circulation se poursuit. De nombreux résidents ont débattu le 3 novembre de la pertinence d’un feu permanent à l’angle de la rue Berlioz et du boulevard de L’Île-des-Sœurs dans le cadre d’une soirée de consultation.

Une soixantaine de citoyens étaient réunis pour l’occasion jeudi soir au Centre Elgar, à L’Île-des-Sœurs. L’événement était organisé dans le cadre du l’élaboration du Plan local de déplacements de Verdun, qui sera déposé en juillet 2017.

«Cette consultation permet de prendre le pouls des citoyens. Une chose est certaine, c’est que le statu quo n’est pas possible», indique Marie-Ève Brunet, présidente du comité de circulation et sécurité de l’arrondissement de Verdun.

Lors de la consultation, il a aussi été question de l’installation d’un feu de circulation à l’intersection de la rue Berlioz et du boulevard René-Lévesque, au printemps 2017.

Environ 700 personnes ont également répondu à un sondage sur la circulation et le transport collectif ou actif.

Opinions partagées
Si certains citoyens doutent de la nécessité de préserver de façon permanente le seul feu de circulation de L’Île-des-Soeurs, installé en janvier 2015 au coin du boulevard de L’Île-des-Sœurs et de la rue Berlioz, d’autres y voient plusieurs avantages.

«La circulation est plus fluide depuis qu’ils ont été installés», soutient Denise Lecat, une résidente. Karine Boulay, une autre citoyenne du même avis, dit sauver 15 minutes chaque matin grâce à ces derniers, «c’est miraculeux».

Signe de l’importance du sujet pour les insulaires, un résident a même déposé un mémoire de 21 pages sur la question, menant à des recommandations.

Dans son rapport, Bernard Tessier demande notamment à ce qu’il n’y ait aucun feu de circulation sur L’Île-des-Sœurs et qu’un carrefour giratoire soit installé à l’intersection Berlioz et Boulevard René-Lévesque.

Au moment d’écrire ces lignes, 69 signataires avaient appuyé ces recommandations.

«Mal nécessaire»
L’Association des propriétaires et résidants de L’Île-des-Sœurs (APRIDS) n’a pas pris position, mais souhaite plutôt apporter des éléments de réflexion. «Nous ne sommes ni pour ni contre les feux de circulation. Nous croyons que c’est un mal nécessaire, mais il faudra voir s’il y a d’autres solutions possibles», soutient Daniela Villatora, vice-présidente de l’APRIDS.

L’Association se questionne aussi quant à la quantité de pollution qui sera engendrée par les voitures qui devront s’immobiliser aux feux de circulation.

L’importance de conserver l’environnement champêtre de L’Île-des-Sœurs est revenue à plusieurs reprises sur les lèvres des citoyens qui se sont présentés au micro.

«Merci de conserver le caractère champêtre avec lequel je suis tombé en amour», a affirmé Sébastien Drainville, un citoyen, aux intervenants présents.

L’APRIDS ne voit pas la situation du même œil. «En quoi le caractère champêtre empêche l’installation d’un feu», s’interroge Mme Villatora.

Transport en commun
Plusieurs problématiques concernant les transports en commun, dont la fréquence de passage des autobus et leurs horaires, ont été soulevées par les citoyens. Les commentaires seront transmis à la Société de transport de Montréal.

Le maire de l’arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, était d’ailleurs absent à la consultation à L’Île-des-Sœurs, puisqu’il siège sur le conseil d’administration de la STM, qui tenait une assemblée ordinaire publique à pareille date.

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