Société canadienne du cancer Accompagnés de bénévoles, les élèves se rendent aux arrêts déjà établis, avant de poursuivre leur route jusqu’à l’école.

L’école primaire Île-des-Sœurs compte le plus important trottibus au Québec en terme de nombre d’élèves sur un même trajet. Chaque matin, ce sont plus d’une cinquantaine d’enfants qui se joignent à cet autobus pédestre, sur une distance de 1,5 kilomètre, pour se rendre à l’école.

Le trottibus, qui en est à sa deuxième année d’existence, est passé de trois à cinq jours par semaine en raison de la forte participation des jeunes. «On est comme un train routier maintenant. On a dû s’adapter à la situation», avance Annie V. Côté, la présidente du comité Trottibus de l’école primaire.

L’activité est à tel point populaire, qu’il y a une liste d’attente pour les élèves de cinquième et sixième année qui souhaitent accompagner les marcheurs bénévolement. Actuellement, sept jeunes agissent à titre de brigadiers scolaires, soit trois par jour.

Deux parents se joignent également au groupe. «Ça demande 20 minutes de marche active par jour avec eux. On est tous des professionnels qui travaillent, on le fait parce qu’on croit au projet» soutient Mme Côté, aussi mère de trois élèves.

La Société canadienne du cancer (SCC), qui a mis en place cette initiative à travers la province, se réjouit du succès que connaît actuellement le trottibus de L’Île-des-Sœurs. «Ça permet aux jeunes d’intégrer de saines habitudes de vie dès l’enfance», soutient Virginie Delannoy, agente de développement à la SCC.

Sécurité
Avec ses 53 enfants qui empruntent le trottibus quotidiennement, la SCC a fait appel au Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) pour assurer leur sécurité. Une marche exploratoire organisée en octobre a permis d’identifier trois intersections pouvant être problématiques.

Dans ses recommandations, le CEUM souhaite l’installation de passages piétonniers ou de balises verticales aux intersections du Chemin de la Pointe-Sud et de la rue de l’Orée du bois ouest, ainsi que des rues De Gaspé et De Gaspé, près du Ultimax et de l’école.

La présence d’un brigadier scolaire à proximité de l’établissement est également réclamée. «On espère que ce rapport mettra du poids à nos demandes», affirme Annie V. Côté.

Trois brigadiers sont disponibles pour ce secteur de l’arrondissement de Verdun. Le Service de police de Montréal explique que les traverses sont évaluées chaque année en fonction des besoins.

Le rapport du CEUM sera analysé dans le cadre de l’élaboration du Plan local de déplacements de Verdun, dont le dépôt est prévu en juillet.

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