La transformation d’un des plus importants employeurs de L’Île-des-Soeurs comporte son lot d’embûches. TC Media a consulté des experts à ce sujet.

«Ils n’ont pas le choix de miser sur le numérique. Éventuellement, ils pourraient avoir d’autres outils, mais pour le moment, ils doivent faire tout ce qui est commerce mobile, géolocalisation, référencement, ils ne peuvent pas passer à côté», croit le professeur de stratégie à la faculté d’administration de l’Université Laval, Yan Cimon.

Il insiste aussi sur le fait que Pages Jaunes est toujours une marque forte malgré ses récentes pertes et qu’il est normal qu’une telle transition suscite des charges supplémentaires.

«Ce qui est encourageant, c’est que l’entreprise, malgré la baisse de revenus, produit encore un bénéfice net. C’est signe qu’il y a encore des sources de valeurs s’il elle est repositionnée», souligne M. Cimon.

Pour le professeur et directeur de l’observatoire sur stratégies de commercialisation de l’innovation de l’ESG UQAM, Vincent Sabourin, Pages Jaunes fait face à deux défis majeurs, la segmentation des marchés et le changement de métier.

«Le marché devient de plus en plus découpé par type de besoin. Un généraliste comme Page Jaunes qui cherche à faire un grand nombre de choses n’arrive pas à faire sa place. C’est le même phénomène qui a causé la faillite de Eaton», indique le professeur, ajoutant que les acquisitions de l’entreprise dans plusieurs secteurs sont paradoxales.

Il pense aussi qu’il sera également ardu pour l’entreprise de passer d’imprimeur à créateur d’applications.

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