Gracieuseté Doaa Kassem a su trouver paix et sérénité à L'Île-des-Sœurs pour élever sa famille.

Pour une 6e année, Doaa Kassem célèbrera la Fête des mères à L’Île-des-Sœurs. Une date bien singulière pour celle qui a toujours privilégié le bien-être de ses enfants, quitte à changer de pays et à mettre sa carrière professionnelle de côté.

«On sentait que quelque chose allait arriver. La situation en Égypte se dégradait et les gens n’étaient pas heureux, se souvient-elle. Mon mari voulait qu’on offre de meilleures conditions de vie à notre famille, qu’on essaye au moins».

Mère au foyer en Égypte en plein soulèvement du printemps arabe, elle quitte pour Montréal en 2011 afin de suivre son mari venu faire ses études en médecine dentaire à l’Université McGill. C’est la sœur d’un ami qui leur parle du Canada et qui les décide à s’y installer, un an tout juste avant la révolution égyptienne.

A l’époque, Mme Kassem pense revenir à Alexandrie une fois les études terminées.

L’arrivée sur L’Île
«On voulait que notre enfant soit en sécurité et qu’il puisse aller tout seul à l’école en vélo, explique-t-elle son choix de lieu de résidence. L’avantage aussi avec L’Île-des-Sœurs c’est que, si vous ne partez pas en week-end, vous pouvez toujours aller au parc ou vous balader le long du fleuve».

Des amis déjà établis à l’île la confortent dans sa décision. S’étant éloignée de son entourage, elle doit aujourd’hui élever ses deux enfants sans l’aide de ses proches. De plus, cette dentiste a décidé de mettre sa carrière professionnelle entre parenthèses pour élever son fils de huit ans et sa fille de trois ans et demi.

Mme Kassem s’est sentie interpelée par les démarches du Collectif pour l’Unité qui, depuis un an, vient en aide aux réfugiés syriens. Elle-même immigrante connaissant leur réalité, elle a fait du bénévolat pour accueillir les nouveaux arrivants, connaître leurs besoins ainsi que redistribuer vêtements chauds et vivres.

Examens
Cette trentenaire souhaite maintenant reprendre sa carrière en main. Son diplôme n’étant pas reconnu au Canada, elle s’est investie dans le processus d’équivalence du Bureau national d’examen dentaire (BNED), mais à la maison pour continuer de prendre soin de ses enfants qui restent sa priorité.

«Je pense que retourner aux études serait la meilleure solution, mais lorsque mon mari y était, il partait de la maison à 6h30 pour en revenir vers 19h. Je ne veux pas que mes enfants passent tout ce temps avec une gardienne», explique Mme Kassem.

Elle a déjà réussi le premier des quatre examens nécessaires. Mais Doaa Kassem est stressée à l’idée d’échouer puisqu’un test raté trois fois radie définitivement le candidat du programme.

Son plus grand défi est d’arriver à concilier ses études avec sa famille. «Ce matin par exemple, ma fille est malade donc je m’occupe d’elle. Mes plans sont tombés à l’eau», confie-t-elle.

Doaa Kassem prendra le temps qu’il faut. Mais à priori, son métier principal est de prendre soin de ses enfants et leur donner une qualité de vie dont ils ont besoin pour s’épanouir pleinement.

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