TC Meida - Sophie Poisson La classe de Taï chi débute par une dizaine de minutes de méditation puis se poursuit avec la réalisation d'une petite série de mouvements répétés jusqu'à leur assimilation.

Le pékinois Biao Ma enseigne depuis un mois le Taï chi au centre intergénérationnel La Station. Ses consignes en mandarin sont traduites en anglais par Sabrina Wang, qui lui sert également d’assistante. Ses cours suivis par 11 Insulaires lui permettent de partager son savoir sur cet art martial qui tient ses origines il y a plusieurs centaines d’années en Chine.

Biao Ma a débuté le Taï chi il y a six ans, car il voulait améliorer sa condition physique. Il a fait plusieurs tentatives avec la natation et la salle de sport, mais c’est cette discipline qui lui a apporté les meilleurs effets.

«Le concept chinois vise à développer une sensibilité pour être à l’écoute de son corps et répondre à ses besoins, détaille-t-il. Dans les pays de l’Ouest, c’est plus automatique, tu dois faire les mouvements indiqués à une certaine fréquence et les répéter un certain nombre de fois».

Son constat est que beaucoup de personnes pratiquent la discipline, mais seules quelques-unes connaissent le sens profond de chaque geste.

Rencontre
Il y a deux ans, Biao Ma quitte Pékin et s’installe à L’Île-des-Sœurs pour offrir une éducation canadienne à sa fille.

Il fait la connaissance de Sabrina Wang lors d’un entraînement de leurs enfants au club de tennis et ils finissent par se retrouver chaque matin, entre 6h et 7h pour pratiquer le Taï chi au parc Elgar.

«Un matin, alors que j’étais absente, une Insulaire est venue l’aborder au parc, mais ils n’arrivaient pas à se comprendre. Donc il m’a demandé d’aller la rencontrer pour qu’elle m’explique, raconte Sabrina Wang. C’était une élève de La Station qui disait que le centre avait besoin d’un second professeur de Taï chi et qu’il pourrait occuper le poste».

L’homme de 47 ans, qui était alors encore sans emploi, a accueilli la nouvelle à bras ouverts.

Partager son savoir
«Quand tu pratiques le Taï chi pendant une longue période, alors ça devient essentiel de l’enseigner à ton tour, car ça t’apprends à comprendre encore mieux la discipline», précise Biao Ma.

Son objectif est de partager son savoir avec un maximum de personnes pour les aider à trouver une paix intérieure.
«Je leur inculque les mouvements de base qui permettent de bien utiliser la force et synchroniser leur corps», explique-t-il.

L’expérience encourage aussi le professeur à poursuivre ses cours de français au centre communautaire Dawson, même si son niveau débutant ne lui permet pas encore de l’utiliser pendant ses cours.

«Dans tous les cas, je vais continuer à employer les services de Sabrina Wang, car nous faisons du Taï chi depuis un an et nous travaillons très bien ensemble», soutient Biao Ma.

La semaine dernière, ils ont d’ailleurs ouvert leur propre studio au centre Elgar où les cours sont donnés les mercredis de 18h30 à 19h30 et les vendredis de 14h à 15h. Ils prévoient même élargir leurs services en proposant de la méditation et du Qigong.

Quant à La Station, les deux associés s’y rendent chaque mardi de 14h15 à 15h15.

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!