TC Media - Denis Germain Francine Beaudry et Maurice Grenier réunis le temps d'une soirée pour partager leur appréciation de l'édifice.

Une cinquantaine de résidents de La Pyramide se sont retrouvés le 15 juin dans le hall d’entrée de l’édifice pour célébrer son 40e anniversaire. Certains se sont rappelé les débuts de la construction, quand d’autres ont récemment emménagé et évoquent l’odeur de la peinture encore fraîche.

«C’étaient les premiers condominiums construits sur l’île alors au lieu d’être à loyer, je pouvais avoir ma propre propriété», raconte le premier propriétaire installé dans La Pyramide, Maurice Grenier.

Les plans et l’évolution des travaux ont été minutieusement examinés par celui qui résidait à l’époque sur la rue Abelard. L’Insulaire a emménagé au rez-de-chaussée le 25 novembre 1977, alors que les travaux se sont poursuivis encore pendant un an dans les étages.

«J’ai choisi mon appartement en fonction de la vue, explique le propriétaire. J’aimais mieux le côté ville que fleuve. À l’époque, il n’y avait rien de l’autre côté du Saint-Laurent. Donc, l’hiver, c’était noir et déprimant. Si c’était à recommencer, je prendrais les deux côtés.»

M. Grenier se réjouit d’avoir son appartement et sa grande terrasse. L’opportunité qu’il a saisie, il y a 40 ans, lui permet d’être propriétaire, ce que les prix des nouvelles constructions à L’Île-des-Sœurs ne lui permettraient pas aujourd’hui.

Tranquilité
Mélangés dans la salle, les résidents de longue date côtoient les nouveaux arrivants dont fait partie Francine Beaudry. Son appartement acheté en juillet est situé au troisième étage de La Pyramide. Il offre une vue sur le parc et sur la piscine.

«J’ai trouvé un condo sur internet dont les photos de la terrasse ouverte m’ont séduite, décrit l’Insulaire. Quand j’ai su qu’il faisait partie de La Pyramide, je me suis décidée à l’acheter, car j’avais aussi les commentaires positifs d’une de mes amies qui habitait déjà sur place.»

L’édifice était inconnu de Mme Beaudry. Elle habite pourtant l’île depuis 1994. Elle rappelle que le chemin qui mène à l’édifice est privé…

«Cette fête est importante parce qu’elle permet de parler davantage de cette architecture où les gens ne vivent pas les uns sur les autres, mais les uns en retrait des autres, ce qui octroie une grande tranquillité», souligne la propriétaire.

L’arrêt d’autobus qui s’arrête au croisement des rues Berlioz et Landreville est également très apprécié, tout comme la piscine commune à eau salée.

Précurseur
Les résidents de La Pyramide étaient perçus comme des précurseurs à l’époque et se considèrent toujours comme tels puisqu’ils doivent prendre en charge les rénovations.

«Nous sommes toujours obligés d’être innovateurs et de prendre des décisions progressistes pour gérer La Pyramide, soutient le gestionnaire de l’immeuble, Takao Shibata. Après 15 ans, elle commence à avoir des besoins de remplacement et de réparation des aires communes.»

Le garage a été restauré il y a une dizaine d’années, la bâtisse a été nettoyée l’année passée, quelques toits ont été réparés, et les fenêtres ont commencé à être changées pour assurer une meilleure insonorisation.

Un partage des expériences est également envisagé pour inciter les autres gestionnaires et syndicats à miser sur la préservation de l’édifice plutôt qu’à réparer au fur et à mesure les déficiences.

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