Gracieuseté - CSMB Denis Leclerc de l'Ordre des psychoéducateurs (au centre) remet le prix Gilles-Gendreau à Julie Morin et Joseph Ross de la CSMB.

Le référentiel Mesure d’encadrement à l’école, de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), vient d’être récompensé du prix Gilles-Gendreau. Le projet vise à outiller les écoles primaires et secondaires pour gérer les comportements difficiles que peuvent avoir certains élèves.

L’outil a été mis en place en janvier 2016 par les psychoéducateurs Joseph Ross et Julie Morin. «On met beaucoup d’emphase sur la prévention pour éviter que ces situations surviennent, explique Mme Morin. On outille les intervenants, notamment pour éviter une désorganisation et la potentielle escalade des comportements d’un élève.»

Le projet répond au mandat des deux psychoéducateurs qui est d’assurer un milieu sain et sécuritaire. Il se veut aussi exportable pour répondre tant aux besoins des écoles primaires qu’à ceux des secondaires.

Disponible en format papier et électronique, le référentiel a été transmis à l’ensemble des établissements de la CSMB.

Prévention
La prévention est l’aspect novateur de ce référentiel. Il vient compléter les balises éthiques et légales, inspirées notamment du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les deux psychoéducateurs ont en plus développé un outil de planification appelé «Modèle 3 par 3». Ce dernier permet d’organiser l’ensemble des actions des équipes-écoles.

«Elles sont pensées à trois niveaux : universel, ciblé sur certains élèves qui ont des besoins supplémentaires et individuel, décrit Julie Morin. Elles visent également une approche systémique, en considérant l’élève dans son milieu scolaire, familial et social.»

L’objectif est d’avoir des traces de ce qui est observé et tenté, pour ensuite mieux analyser les situations qui peuvent être complexes.

Action
En cas d’intervention des équipes-écoles, cinq étapes sont envisagées par les deux psychoéducateurs. Tout d’abord, la création d’un protocole où sont préétablis les mécanismes de communication et de répartition des rôles. Puis, la mise en évidence des interventions de désamorçage; l’évaluation du niveau de risque, notamment en termes de sécurité, et l’application du protocole.

«La dernière étape est la réévaluation des actions menées lorsqu’une situation particulière survient avec un élève, souligne Mme Morin. Elle est d’autant plus importante qu’elle revient à faire de la prévention pour la prochaine fois.»

La procédure se veut simple et accessible pour aider l’élève et rétablir une situation. Des outils sont ajoutés pour faciliter le travail avec entre autres, des grilles d’analyse et de lecture.

Formation
«On a 72 équipes-écoles qui se sont déplacées à la CSMB pour recevoir une formation avec un travail d’appropriation du référentiel et un approfondissement des notions», raconte la psychoéducatrice.

Une douzaine d’écoles sont encore visées par la formation qui est donnée sous forme de volontariat. D’une durée de deux jours, elle propose d’abord une présentation du référentiel puis de la mise en pratique avec notamment, des mises en situation.

La volonté des deux psychoéducateurs est de développer une vision commune en matière d’intervention dans tous les établissements de la CSMB.

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