Gracieuseté – Héritage Laurentien Entre 350 et 550 nids sont généralement comptés par Héritage Laurentien qui s'attend à recenser le même chiffre cette année.

L’Île Mud Pie est un endroit privilégié pour les oiseaux marins qui ont tranquillement migré avec l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent et qui viennent nicher au printemps. Elle est située entre L’Île-des-Sœurs et L’Île Rock. Les goélands à bec cerclés, qui réussissent à se reproduire facilement, représentent un danger pour les sternes pierregarins dont il ne reste qu’une seule colonie sur le tronçon fluvial.

«À ce temps-ci de l’année, il faut faire attention à la nidification sur Mud Pie, car on est en pleine période de reproduction», souligne l’assistant-directeur d’Héritage Laurentien, Jacques Duquette.

Les sternes pierregarins procréent de la mi-mai à la mi-juillet, dépendamment des années et des conditions météorologiques. Par exemple, s’il fait plus froid, les œufs doivent être couvés plus longtemps, sachant que l’incubation dure en moyenne 28 jours.

Un indicateur pour savoir à quel moment il faut se tenir à l’écart est lorsqu’une toile de fils est placée à environ un mètre de hauteur sur l’île Mud Pie.

«Cette toile sert à repousser les goélands qui cherchent à nicher sur l’île, six semaines avant l’arrivée des sternes pierregarins, explique M. Duquette. On l’enlève graduellement, de l’intérieur vers l’extérieur, pour permettre à la colonie de s’installer.»

Les goélands sont susceptibles de percer les œufs des sternes et mangent leurs poussins.

Recensement

À raison de six fois par an, deux biologistes comptent les nids de sternes. À leur arrivée, les oiseaux adultes s’envolent et survolent la zone donc la présence humaine doit être rapide et efficace pour ne pas les perturber davantage.

«Mud Pie est un îlot rocheux sur lequel on a des stries donc on doit être capable de suivre des lignes. On apporte des câbles pour s’assurer de prendre de bonnes données en comptant les nids une fois seulement», détaille l’assistant-directeur.

Un travail d’autant plus minutieux que les nids se ressemblent, que les bébés sternes mesurent environ quatre centimètres de long et que le nombre d’œufs varie toujours entre un et trois.

Les données sont analysées pour ensuite être intégrées dans une étude d’Héritage Laurentien sur la reproduction de la sterne.

Végétation
L’autre rôle des biologistes est de retirer de la végétation de l’île Mud Pie, telles que des herbacées.

«Avec le temps, les interstices se remplissent de matières organiques qui sont propices à l’installation d’une végétation qui est préjudiciable à la nidification des sternes, précise Jacques Duquette. Ces oiseaux nichent sur des îlots rocheux donc il faut le moins de végétation possible.»

La nidification est également une période durant laquelle l’organisme à but non lucratif fait un important travail de sensibilisation, notamment auprès des kayakistes. Une distance de 150 mètres minimum est recommandée pour ne pas perturber la nature.

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