Gracieuseté Face à la fenêtre, Normand Bourdeau compose sa musique sur clavier, ce qui lui permet d'ajouter de la basse, de la batterie ou des voix à ses compositions.

Normand Bourdeau se remet à jouer de la musique depuis qu’il a pris sa retraite, il y a cinq ans, et compte dévoiler sur son site internet un morceau par mois. Il était arrangeur de batterie et percussions à l’époque, mais il s’était fait connaître à L’Île-des-Sœurs surtout pour ses trente années de professorat au club de tennis, puis au club de golf.

Quand avez-vous débuté la composition?
Ça fait cinq ans que le projet grandit et, la dernière année, c’est devenu plus intense. Je passe mes hivers en Floride et je m’étais promis qu’en revenant à Montréal, j’allais accorder encore plus de temps à la musique. Par hasard, le club de golf n’a pas ouvert cette année, donc j’ai eu beaucoup de temps et là je suis prêt à présenter aux gens une pièce par mois pour la prochaine année. Mais je pense que je vais faire de la musique le reste de ma vie.

Quel genre de musique créez-vous?
Ça a rapport à toutes mes influences. J’ai été un grand admirateur de Frank Zappa, que j’ai rencontré et qui m’a beaucoup influencé. Il y a aussi les guitaristes Steve Vai et Walter Becker, du groupe Steely Dan.
Je suis batteur de formation donc je mets beaucoup de temps dans les arrangements. C’est d’ailleurs comme ça que je me faisais engager dans ma vie professionnelle de 1980 à 1993 et que j’ai travaillé sur 75 albums au Québec.
Mes pièces sont hybrides, car je ne veux pas me restreindre. Vous allez voir qu’elles sont différentes les unes des autres et montrent une grande palette de composition. Des fois, on sent l’influence rock, d’autres fois, plus pop rock, funk, jazz, ou encore orchestrales. Mais, même si c’est différent, on reconnaît que c’est la même personne qui a fait les pièces.

Quel public visez-vous?
J’ai été à une classe de maître de Steve Vai, où il a joué pendant 1h30 et il a parlé pendant 2h30. Ce qu’il dit, c’est que ton public va te trouver et que tu ne peux pas penser faire une certaine composition parce que c’est un style qui marche. Il dit de travailler, de développer ce qui te rend unique et peu importe ce qui t’apporte de l’enthousiasme, fais-le.

Est-ce qu’un album est prévu?
J’ai huit pièces que je vais présenter d’octobre à mai. Donc peut-être qu’à ce moment-là, je présenterai un album qui les réunira. Cet hiver, avant de me remettre à composer, je veux étudier pour approfondir certaines notions, comme les progressions harmoniques.

Pouvez-vous nous parler d’un des titres qui vous a le plus transporté?
«Kairos now forever», où le terme «kairos» signifie temps, pas dans sa quantité, mais dans sa qualité. C’est parce qu’on est tellement dans le moment présent que le temps disparait. On peut appeler ça l’inspiration et, quand on fait de la musique, on en vit beaucoup, des moments privilégiés comme ça. Parfois, on semble toucher une petite parcelle d’éternité où le temps n’existe pas.

Pour découvrir sa première pièce.

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