Jean-René Beaudet, choisi personnalité d'affaires du mois.

Yves d’Avignon – Collaboration spéciale

N’allez surtout pas dire que Jean-René Beaudet, directeur général des Résidences Symphonie de l’Île-des-Sœurs, est l’unique responsable du redressement de son entreprise. Malgré cette humilité, M. Beaudet a été choisi personnalité d’affaires pour le mois de février 2012 dans l’arrondissement de Verdun par la Fondation du développement local de Verdun.

En mai 2011, il y a 44 résidents sur une possibilité de 319 aux Résidences. À la fin de 2012, ils sont 213, le nerf de la guerre pour une telle entreprise. Un foyer pour seniors devient résidences pour ainés, avec un investissement à l’origine de 90 millions $. «Je ne suis qu’un des employés. Celui qui lave la vaisselle est aussi important que le plus qualifié de nous tous. C’était mon argument pour la réussite de l’objectif global. Le succès de cet extraordinaire redressement c est aussi le leur. Je n’ai fait que le chapeauter».

«Le changement de nom a été fait en décembre 2011. Dans le but de tourner la page avec le passé, la faillite et un modèle d’affaires qui n’a pas fonctionné.’’ Il n’y a eu aucun changement légal, ce sont les mêmes propriétaires, la même compagnie de gestion. Seul le nom de la marque de commerce a changé».

«Tous sont témoins de cette révolution. On en est très fiers. Je suis en poste depuis deux ans maintenant. En 2011, il a fallu prendre des décisions importantes, explique M. Beaudet, dont celle de réduire le niveau de tarification à un niveau compétitif. Ça été ma première contribution. Le bureau chef et moi avons décidé d’une nouvelle direction. Réduire les loyers allait rendre l’offre de services beaucoup plus attrayante».

Jean-René Beaudet arrive aux Résidences Symphonie, au 325, chemin de la Pointe-Sud, en décembre 2010, après une carrière de 25 ans dans l’entreprise familiale qui œuvre dans le domaine du golf. Les Résidences Symphonie, ce sont les ex-Résidences Masterpiece, qui ont connu les soubresauts d’énormes difficultés financières, un an avant son arrivée. Elles sont partenaires du Club des rendez-vous d’affaires de l’Île-des-Sœurs, pour lesquels son établissement accueille sept rendez-vous matinaux par année.

«Avant d’arriver à l’Île, je travaillais dans le domaine du golf pour l’entreprise familiale, le Groupe Beaudet. J’ai quitté en fin de 2009. Je voulais me réorienter dans un autre domaine d’affaires, agir dans un contexte différent. Aux Résidences, du moins dans mon travail, il y a beaucoup de similitudes quand on compare la tâche dans une résidence pour ainés et la direction d’un club de golf. C’est multi-départemental ; la seule dynamique nouvelle pour moi, c’est qu’il fallait ajouter la notion de soins».

Les Résidences Symphonie ne prévoient pas faire de nouveaux investissements, ni de capitalisation. «Nous sommes encore dans le sillon de permettre à l’investissement initial de faire ses fruits».

La réputation Masterpiece a eu un rayonnement impressionnant à l’ouverture de la résidence, mais cette réputation a été gravement entachée en raison de l’échec du modèle d’affaires. «Le succès est venu avec la mise en œuvre d’un ‘’outreaching’’ efficace, établir des contacts avec la communauté des alentours immédiate de l’Île-des-Sœurs, les CLSC, ou tous ceux qui travaillent dans l’industrie des soins et qui connaissent le ‘’nouveau’’ produit, la nouvelle offre de services plus positive». Avec tous ces efforts, «notre réputation est redevenue enviable un peu partout dans le réseau des soins de santé. C’est drôle à dire, mais c’est un peu comme les saucisses Hygrade. Notre succès se nourrit de lui-même. Dans l’industrie, on peut affirmer que l’on est redevenu un compétiteur».

«L’expérience des derniers mois nous a fait la démonstration que nos plus récentes décisions ont été les bonnes : la publicité et le réseautage sont d’excellents gestes, et nous mettrons plus d’efforts dans ce sens. Mais la relecture d’une meilleure mise en marché et la rigueur des employés nous font dire que nous sommes sur la bonne voie… »

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