La déprime automnale ou le blues hivernal est un phénomène bien réel. Les journées raccourcissent et le soleil – dont les rayons sont bénéfiques pour la santé – se fait moins présent.

Le pharmacien Jonathan Caron, du Pharmaprix de L’Île-des-Sœurs, souligne que la déprime automnale vient surtout du manque de lumière. Il conseille aux insulaires de prendre des suppléments de vitamine D, qui est habituellement fournie par le soleil.

Bien que la vitamine D ne soit pas un antidépresseur, l’apport diminué en vitamine D l’hiver motive le pharmacien à conseiller des suppléments. «Ce n’est pas un produit qui va aider pour la déprime, mais une carence en vitamine D peut être associée au sentiment dépressif», explique l’expert en médicaments.

Le pharmacien souligne que toutes les marques s’équivalent et qu’il n’est pas nécessaire de débourser plus pour un type de vitamines. «L’important, c’est que sur l’emballage, on retrouve un numéro de produits naturels (NPN) contrôlé par Santé Canada», explique-t-il.

M. Caron admet qu’il n’aime pas particulièrement l’hiver et qu’il n’est pas immunisé contre le blues automnal. En plus de prendre de la vitamine D, il contre ces effets en faisant de l’exercice physique.

«L’exercice va aider énormément. Ça donne beaucoup d’énergie, ce qui compense pour l’énergie que le soleil nous donnerait autrement.»

À L’Île-des-Sœurs, on retrouve plusieurs endroits où pratiquer des sports intérieurs, comme le Club de tennis Île des Sœurs et le centre sportif. Le yoga est également une façon de bouger, tout en oubliant la déprime d’automne.

Profiter de L’Île-des-Soeurs
Guillaume Lemoine, propriétaire du Strom Spa, est convaincu que la clientèle qui visite son établissement profite des bienfaits de l’expérience réduisant les incidences de la déprime saisonnière.

«Quand il y a des journées ensoleillées l’automne, juste de sortir dehors et de profiter de l’air frais, ça a un impact. Prendre un bain d’air frais, ça réénergise le corps et le cerveau». Les bains thermaux sont d’ailleurs ouverts à l’année longue.

Selon le propriétaire du spa, les massages développent l’ocytocine, une hormone liée au bonheur. Il n’est d’ailleurs pas le seul à l’affirmer. Selon une étude menée en 2010 par Mark Rapaport et son équipe du Cedars-Sinai Medical Center, située à Los Angeles, les personnes recevant un massage éprouve des changements au niveau du système immunitaire et de l’endocrine.

«C’est clair qu’un massage a des effets positifs sur le blues de l’automne», ajoute le propriétaire du spa.

Monica Dokupil, professeure de yoga à l’île, a remarqué que son entourage lui confie avoir des soucis avec la déprime automnale. Elle modifie d’ailleurs légèrement sa pratique pour l’adapter aux effets du manque de soleil, certaines pauses et respirations aidant.

«Bien que ça ne remplace pas la médecine dans le traitement de pathologies, le yoga est un antidépresseur», souligne le maître en yoga.

Elle explique que la discipline ne fait pas que muscler le corps: elle muscle l’esprit aussi. «Notre force et notre bonheur résident à l’intérieur. On va tout chercher à l’extérieur – verre de vin, chocolat ou café pour mieux se sentir. Le yoga nous permet de reconnecter avec la paix qui est à l’intérieur de nous.»

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